Le ministre sortant Raymond Audi s'est félicité du fait que c'est Akram Chehayeb qui prend le relais à la tête du ministère des Déplacés, rappelant que ce dernier a suivi de près le dossier en tant que député de la région de la Montagne. Audi a précisé qu'il a essayé de clore les dossiers en suspens des derniers villages comme Brih, Abey, Aïn Drafil et Bennay, mais faute de moyens financiers, il n'a pas pu achever cette mission. Il a toutefois relevé qu'il est difficile de régler les problèmes avec la double structure existante entre le ministère et la Caisse des déplacés présidée par Fadi Aramouni d'ailleurs présent à la cérémonie. Audi a remercié tous ceux qui ont coopéré avec lui et lui ont permis d'accomplir certaines réalisations, comme le règlement du dossier de Kfarmatta et la réhabilitation de certains villages endommagés par la guerre israélienne de 2006.
De son côté, Akram Chehayeb a précisé qu'il souhaite modifier le regard des citoyens sur ce ministère qui se résume à prendre les indemnités et à s'en aller. « Je préfère réaliser des projets de développement pour que ce ministère soit plus impliqué dans la vie sociale et économique des villages et des individus, tout en renforçant la coexistence et les relations entre les villages et au sein d'une même localité », a-t-il dit.
Chehayeb a rappelé la visite de réconciliation du patriarche Sfeir dans la Montagne en 2001, qui a jeté les fondements d'une coexistence réelle, et il a ajouté que la position politique actuelle du PSP lui permet de jouer un rôle plus efficace dans la clôture du dossier des déplacés dans toutes les régions du Liban.


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