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Sport

L’Allemagne sous le choc après le suicide du footballeur Robert Enke

Des milliers de fans et sympathisants rassemblés devant le stade de Hanovre en hommage au portier allemand. Doublure de Lehman depuis 2002, Enke devait garder les cages de la Mannshaft lors de la prochaine Coupe du monde en Afrique du Sud.

L'Allemagne était sous le choc hier au lendemain du suicide de Robert Enke, favori pour garder les buts de la Mannschaft au Mondial 2010, une tragédie qui a suscité un vif émoi alors que les maux psychologiques dans le sport de haut niveau demeurent un sujet tabou.
« J'ai tenté de lui redonner espoir, des perspectives, de lui dire que le foot n'est pas tout (...) J'étais toujours à ses côtés », a expliqué l'épouse du joueur, Teresa Enke, au lendemain de la mort du portier de Hanovre (1re div. allemande).
Le gardien de 32 ans (8 sélections nationales) s'est jeté sous un train mardi en fin de journée, près de Hanovre (centre) où il vivait avec son épouse et la petite fille qu'ils avaient adoptée en mai. En 2006, le couple avait perdu sa fille de 2 ans née avec une grave malformation cardiaque.
Robert Enke souffrait de dépression, a également révélé sa femme au cours d'une conférence de presse au siège du club. Depuis 2003, il était suivi par des psychiatres qui ont notamment diagnostiqué une angoisse aiguë de l'échec.

Éditions spéciales
Dans un pays où le football est profondément ancré dans la culture populaire, l'annonce de la mort de Enke a suscité un émoi sans précédent. Les principales chaînes de télévision consacraient des éditions spéciales à son suicide tandis que son visage s'affichait en une de plusieurs journaux généralistes.
Des centaines de supporteurs et d'anonymes se sont réunis dès mardi soir devant les locaux du club de Hanovre pour y déposer des messages et allumer des bougies.
La chancelière Angela Merkel a adressé une lettre de condoléances à la veuve du joueur, a indiqué un de ses porte-
parole, Christoph Steegmans, tandis que le président de la FIFA, Joseph Blatter, faisait part de son chagrin.
« Je suis immensément triste », a également réagi le « kaizer », Franz Beckenbauer, dès mardi soir.
« Nous sommes tous sous le choc, les mots nous manquent », a indiqué Oliver Bierhoff, manageur de l'équipe nationale entraînée par Joachim Low.
Le choc est d'autant plus vif que ce suicide met en lumière les errements existentiels d'un footballeur dans un monde de compétition où seules les performances physiques ont droit de cité.
Ce drame intervient quelques semaines après la publication par un ancien international allemand, Sebastian Deisler, 29 ans, d'une autobiographie dans laquelle il raconte les phases de dépression qu'il a traversées durant sa carrière.
L'entraînement de la Mannschaft prévu pour hier matin à Bonn a été annulé tandis que la tenue du match amical samedi à Cologne face au Chili était incertaine.
Doublure de Jens Lehmann lors de l'Euro 2008, Enke a commencé sa carrière à Moenchengladbach (1996-99), avant de partir au Benfica Lisbonne (1999-2002) puis de rejoindre le FC Barcelone en 2002 qui l'a aussitôt prêté à Fenerbahçe puis à Tenerife.
L'Allemagne était sous le choc hier au lendemain du suicide de Robert Enke, favori pour garder les buts de la Mannschaft au Mondial 2010, une tragédie qui a suscité un vif émoi alors que les maux psychologiques dans le sport de haut niveau demeurent un sujet tabou.« J'ai tenté de lui redonner espoir, des perspectives, de lui dire que le foot n'est pas tout (...) J'étais toujours à ses côtés », a expliqué l'épouse du joueur, Teresa Enke, au lendemain de la mort du portier de Hanovre (1re div. allemande).Le gardien de 32 ans (8 sélections nationales) s'est jeté sous un train mardi en fin de journée, près de Hanovre (centre) où il vivait avec son épouse et la petite fille qu'ils avaient adoptée...
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