Ces recommandations se fondent sur une évaluation de la mise en œuvre des conclusions ministérielles sur le renforcement du rôle des femmes dans la société, communément désignées sous le nom de plan d'action d'Istanbul (PAI).
L'adoption du PAI, en 2006, par les pays membres de l'Union européenne et les partenaires méditerranéens a été favorablement accueillie par la société civile euro-méditerranéenne comme un outil régional efficace pour faire progresser l'égalité des sexes, en dépit de quelques faiblesses, manque de jalons concrets, d'indicateurs et de clauses contraignantes. Trois ans plus tard, toutefois, la participation égale des hommes et des femmes dans toutes les sphères de la société, considérée comme un élément crucial de la démocratie, est loin d'être une réalité.
Les participants réunis à Istanbul ont donc considéré que la réunion de Marrakech offre une occasion sans précédent de rectifier la trajectoire du PAI et d'en faire un outil concret de promotion de l'égalité des sexes et de protection des droits des femmes, en complément des mécanismes nationaux, régionaux et internationaux déjà existants. « Il est temps désormais, pour les gouvernements euro-méditerranéens, de fixer des étapes plus ambitieuses et d'initier une action énergique et immédiate », affirme le communiqué final de la conférence qui recommande « de reconnaître la citoyenneté pleine et entière à toutes les femmes qui vivent dans l'espace euro-méditerranéen, y compris les migrantes, de garantir leurs droits sociaux, politiques, économiques et juridiques », et « de formuler et d'adopter des lois spécifiques contre la violence envers les femmes », avant de rappeler que « l'égalité des sexes est la condition sine qua non de la démocratie et du développement ».


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