Cette croissance souligne la confiance placée dans le secteur bancaire libanais dans un contexte de transferts internationaux de capitaux financiers vers les banques les plus sûres.
Le principal moteur de l'amélioration de l'activité du secteur bancaire demeure les dépôts des clients. Durant les neuf premiers mois de l'année 2009, ces dépôts ont grimpé de 13,4 milliards de dollars, soit 17,3 %. Cette somme est supérieure à l'ensemble des dépôts totalisés sur toute l'année 2008, une année déjà assez exceptionnelle pour le secteur bancaire.
Les dépôts bancaires sont donc passés de 117 253 milliards de livres à la fin du mois de décembre 2008, à 137 477 milliards de livres à la fin du mois de septembre 2009.
Dans un contexte de conversions massives en livres libanaises des avoirs en devises étrangères, les dépôts en monnaie nationale ont augmenté considérablement, enregistrant une progression égale à 55,6 % de la croissance du total des dépôts.
Les dépôts en livres ont augmenté de 7 457 millions de dollars tandis que ceux en devises ont augmenté de 5 959 millions de dollars durant les neuf premiers mois de l'année. Ce facteur a favorisé la baisse de la dollarisation de 69,6 % à la fin du mois de décembre 2008 à 65,9 % en août 2009 ; la plus forte baisse enregistrée depuis neuf ans.
Parallèlement, près de 28 % de la croissance des dépôts est dû aux flux de dépôts des non-résidents.
D'autre part, les prêts au secteur privé ont progressé au cours des trois premiers trimestres 2009, même si cette croissance est moins élevée que celle enregistrée pour les neuf premiers mois de l'année 2008.
Les prêts octroyés au secteur privé ont en effet augmenté de 2,8 milliards de dollars, soit 11,4 % ; un montant qui reste inférieur à celui enregistré pour la même période de 2008, soit 4,4 milliards de dollars. En ce qui concerne les prêts en dollars, la part de ces derniers est restée élevée, totalisant 85 % de l'ensemble des prêts fin septembre ; une proportion inchangée depuis le début de cette décennie. Il est important de noter que la Banque centrale tente de stimuler les prêts en livres, ce qui expliquerait la croissance de la part de ces derniers (29 % de la croissance du total des prêts), contre une part de 12,3 % pour la proportion des prêts en livres de l'année 2008. Le total des crédits octroyés en livres libanaises était égal à 42 039 milliards de livres fin septembre 2009.

