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Liban - Bkerké

Geagea : Aoun a tendance à vouloir être le Napoléon du Liban

Appui indéfectible de l'ancienne ministre Nayla Moawad et du leader des FL, Samir Geagea, au patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, et diatribe contre l'opposition. M. Geagea a souligné que le chef du CPL, le général Aoun, veut être le Napoléon du Liban.
Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, a reçu hier la visite de l'ancienne ministre Nayla Moawad, avant de s'entretenir avec le leader des Forces libanaises Samir Geagea. Il a retenu les deux à déjeuner. Les deux entretiens ont porté sur le dossier gouvernemental et la crise politique dans le pays. Pour Mme Moawad et M. Geagea, la formation d'un nouveau gouvernement n'est pas pour bientôt. Les deux ont également critiqué l'opposition qu'ils ont accusée d'être responsable du blocage. Les propos de M. Geagea étaient cependant plus sévères.
Dans sa déclaration à la presse, Mme Moawad a affirmé être venue afin de féliciter le patriarche pour la position prise mercredi par les évêques maronites, qui ont affirmé, au cours de leur réunion mensuelle, mercredi, que les propos de Mgr Sfeir représentent la position de l'Assemblée des évêques. « Il est évident qu'il y a un plan fomenté depuis 2006 contre le pays, la volonté populaire qui s'était manifestée place des Martyrs et les résultats des élections. Les armes du Hezbollah sont utilisées comme couverture pour ce plan qui implique un coup d'État, en même temps que d'autres moyens, dont le blocage » politique, a-t-elle indiqué.
Après avoir appelé à la formation rapide d'un gouvernement d'union nationale, Mme Moawad a insisté sur le fait que les résultats des législatives doivent être pris en compte. « Le problème qui se pose depuis quatre mois n'a rien à voir avec un portefeuille en plus ou en moins. Le but est de bloquer l'État, d'hypothéquer la volonté populaire et de monter un coup d'État contre nous tous, sous la protection des armes illégales du Hezbollah et contre tous les principes en vigueur au Liban », a-t-elle ajouté.

« De la décence »
Quant à M. Geagea, il a d'emblée stigmatisé les propos tenus par le général Aoun contre le patriarche, en mettant l'accent sur la nécessité, pour toutes les parties, de « faire preuve de décence dans leur façon de s'exprimer ».
À l'instar de Mme Moawad, il a souligné que le problème du gouvernement n'a rien à voir avec les portefeuilles, avant de rappeler toutes les fluctuations de ce dossier depuis que le président Michel Sleiman et le Premier ministre désigné, Saad Hariri, s'étaient exprimés, il y a quatre mois, contre la nomination au cabinet de candidats malheureux aux élections. « Personne ne croit plus que le problème est lié à l'échange de ministères. À supposer que le dossier se débloque, les alliés de Aoun le mettront, à ce pauvre bougre, dans la ligne de mire (de leurs adversaires) et lui imputeront toutes les catastrophes », a-t-il dit.
Et de poursuivre : « Si nous voulons exposer scientifiquement le problème, nous dirons que le premier est que le général Aoun a cette tendance à vouloir représenter le pays, c'est-à-dire à vouloir être le Napoléon du Liban. Il veut que le gouvernement soit formé avec lui et en fonction de ce qu'il considère comme étant adéquat. Nous n'entrerons pas dans les détails de son bloc parlementaire bizarre qui a amené ses députés d'horizons divers. Le deuxième problème est que le 8 Mars ne veut pas que les institutions constitutionnelles fonctionnent, qu'il s'agisse de la présidence du Conseil ou du Parlement. »
M. Geagea a accusé le 8 Mars d'agir en fonction des données régionales et d'avoir pour priorité « la confrontation » avec Israël et non pas les dossiers économiques et sociaux « qui sont relégués au deuxième plan ». « Il semble que la formation du cabinet s'inscrit dans le cadre de cette confrontation », a-t-il dit, estimant que MM. Sleiman et Hariri « sont allés beaucoup trop loin et au-delà de ce qui est acceptable », en allusion aux propositions faites au général Aoun concernant les portefeuilles ministériels.
En réponse à une question, le chef des FL a exclu la formation prochaine d'un gouvernement, affirmant avoir « le sentiment que le Hezbollah ne veut pas que le Liban soit doté d'une équipe ministérielle, sinon le cabinet aurait été formé ». Il a éludé une question en rapport avec les chances qu'un gouvernement de majorité soit formé, estimant qu'il ignore quelle peut être la solution, avant de jeter la balle dans le camp de MM. Sleiman et Hariri. « Je propose qu'ils tiennent rapidement une réunion et fassent le nécessaire, parce que ce qui se passe est un coup porté au prestige de nos institutions », a-t-il dit.
Le patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, a reçu hier la visite de l'ancienne ministre Nayla Moawad, avant de s'entretenir avec le leader des Forces libanaises Samir Geagea. Il a retenu les deux à déjeuner. Les deux entretiens ont porté sur le dossier gouvernemental et la crise politique dans le pays. Pour Mme Moawad et M. Geagea, la formation d'un nouveau gouvernement n'est pas pour bientôt. Les deux ont également critiqué l'opposition qu'ils ont accusée d'être responsable du blocage. Les propos de M. Geagea étaient cependant plus sévères.Dans sa déclaration à la presse, Mme Moawad a affirmé être venue afin de féliciter le patriarche pour la position prise mercredi par les évêques maronites, qui ont...
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