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Liban

Ayrout déplore le comportement « agressif » des FSI à Tripoli

Le bâtonnier de Tripoli et du Liban-Nord, Antoine Ayrout, a relevé lors d'une conférence de presse, tenue hier au siège de l'ordre des avocats, « des erreurs » qui auraient figuré dans le communiqué de presse publié dimanche par les Forces de sécurité intérieure.
M. Ayrout a entamé son allocution en adressant un mot de remerciements à l'ordre des avocats de Beyrouth, qui, a-t-il dit, « s'est élevé contre l'agression dont ont été victimes les avocats du Liban-Nord », suite à une affaire autour de l'interdiction d'accès au parking du siège de l'ordre. L'incident avait opposé certains avocats aux FSI.
« En dépit de l'agression qui a visé notre profession et l'un de nos confrères à l'ordre des avocats, nous avons tenté de régler l'affaire en toute sagesse. Le communiqué publié par les FSI est bourré d'erreurs », a insisté M. Ayrout.
Et de poursuivre : « La réalité est que l'incident de la veille a pris pour la première fois, une dimension grave, puisque l'incident s'est accompagné d'une agression physique contre un avocat, en présence de ses pairs et du bâtonnier », a-t-il dit.
Et le bâtonnier de préciser que le rassemblement « était une manifestation démocratique » - l'ordre devait tenir son assemblée générale ordinaire pour l'élection de deux membres du conseil de l'ordre - soulignant que les FSI « devaient faciliter les mesures prises à cette occasion ».
M. Ayrout a estimé que « les erreurs figurant dans le communiqué des FSI sont nombreuses. Le texte précise tout d'abord qu'un gendarme a été atteint de blessures à l'issue de la rixe. Il s'agit d'allégations auxquelles nous sommes déjà habitués, car toutes les fois qu'un gendarme s'en prend à un citoyen, il prétend avoir été lui-même agressé et affirme qu'il s'est trouvé obligé de se défendre », a-t-il commenté.
Le bâtonnier a relevé l'existence d'une caméra et appelé les responsables à diffuser les images qui ont été prises sur les chaînes de télévision, « afin que les citoyens puissent constater que ce sont les gendarmes qui ont agressé l'avocat et commencé la querelle ».
M. Ayrout a précisé avoir contacté notamment l'un des responsables des FSI, le colonel Bassam el-Ayoubi, qui, a-t-il dit, « n'a pas répondu à son appel ».
Plusieurs autres appels avec des responsables sécuritaires ont également eu lieu, a-t-il indiqué. « Bref, nous avons patienté dix minutes au moins dans l'espoir de trouver un règlement. Malheureusement, la mentalité qui commande le comportement des forces de l'ordre n'est plus tolérée », a-t-il dit.

Le bâtonnier de Tripoli et du Liban-Nord, Antoine Ayrout, a relevé lors d'une conférence de presse, tenue hier au siège de l'ordre des avocats, « des erreurs » qui auraient figuré dans le communiqué de presse publié dimanche par les Forces de sécurité intérieure.M. Ayrout a entamé son allocution en adressant un mot de remerciements à l'ordre des avocats de Beyrouth, qui, a-t-il dit, « s'est élevé contre l'agression dont ont été victimes les avocats du Liban-Nord », suite à une affaire autour de l'interdiction d'accès au parking du siège de l'ordre. L'incident avait opposé certains avocats aux FSI.« En dépit de l'agression qui a visé...
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