« Chacun souhaite les forger à sa guise. On constate l'absence d'une vision unifiée concernant les questions nationales », a déploré le patriarche, estimant que cette situation nuit au présent et à l'avenir du pays. « Il est temps, a-t-il dit, d'unifier cette vision et d'œuvrer pour sortir le pays de sa torpeur. »
Après la messe, le patriarche a reçu le député Nadim Gemayel à la tête d'une délégation d'Achrafieh.
Dans une déclaration à sa sortie de Bkerké, le député d'Achrafieh a affirmé son soutien aux positions du patriarche, estimant qu'elles sont en faveur de la souveraineté du Liban. « Toutes les parties devraient s'en inspirer pour qu'on puisse édifier l'État dont nous rêvons », a-t-il dit. M. Gemayel faisait ainsi allusion à l'interview accordée par le chef de l'Église maronite à l'hebdomadaire al-Massira, dans laquelle il avait indiqué que les armes et la démocratie sont incompatibles.
Prié de commenter les propos des détracteurs du patriarche, qui avaient estimé que ses positions ne contribuent pas à construire un État, Nadim Gemayel a déclaré : « Nous avons bien constaté au fil des années que le patriarcat maronite a constitué le pilier de ce pays et que les propos du patriarche s'inscrivent dans le cadre du renforcement de la démocratie. »
L'Union maronite mondiale a également souligné, dans un communiqué, son soutien aux positions du patriarche, estimant qu'il est du devoir de l'Église maronite, « lorsque la situation devient incontrôlable, de rectifier le tir, parce qu'il est témoin du droit ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine