Ces réserves sont supérieures de 9,6 % à leur niveau de l'an dernier, et « au-dessus de la limite haute de la fourchette moyenne pour cette période de l'année », a précisé le DoE.
Les stocks d'essence ont eux aussi augmenté, de 1,7 million de barils à 208,6 millions de barils. C'est une surprise pour le marché, les analystes tablant au contraire sur une baisse de 1,2 million de barils.
Ils restent supérieurs de 7,8 % à leur niveau d'il y a un an et repassent au-dessus de la limite haute de la fourchette moyenne, a noté le ministère.
Les stocks de produits distillés (dont le gazole et le fioul de chauffage) ont de leur côté diminué plus qu'attendu, de 2,1 millions de barils à 167,8 millions de barils. Les analystes avaient pronostiqué un repli de 500 000 barils.
Ces réserves sont de plus en plus surveillées à l'approche de l'hiver en Amérique du Nord, période de forte consommation de fioul de chauffage.
Toujours au-dessus de la limite haute des dernières années, elles sont supérieures de 31,5 % à ceux de l'an dernier.
Côté demande, sur les quatre dernières semaines, les Américains ont consommé en moyenne 18,7 millions de barils par jour (mbj) de produits pétroliers, soit 3,0 % de moins qu'à la même période de 2008.
La consommation d'essence s'est tout de même affichée en progression de 1,9 % tandis que celle de produits distillés chutait toujours, de 13,1 %.
Les raffineries américaines ont maintenu leur cadence à un bas niveau, fonctionnant à 81,8 % de leurs capacités contre 81,1 % la semaine précédente.
En séance, sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de « light sweet crude » pour livraison en décembre s'échangeait à 78,00 dollars, en nette baisse de 1,55 dollar par rapport à son cours de clôture de mardi. Il avait ouvert sur un recul plus modeste de 60 cents.

