« Récemment est apparue une volonté arabe de faciliter le processus de formation du gouvernement », a déclaré M. Souhaid sur le site des Forces libanaises. « On a pu constater cela à travers les propos tenus par le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmad Aboul Gheit, et par le président syrien Bachar el-Assad », a-t-il ajouté.
« En revanche, a poursuivi M. Souhaid, il n'y a aucun signe montrant l'intention de l'Iran de faciliter ce processus. En conséquence, l'escalade verbale opérée par Aoun est probablement destinée à libaniser la décision iranienne, qui demeure liée à l'avenir des négociations irano-américaines sur le dossier du nucléaire. »
Pour l'ancien député, le chef du CPL « se contente de libaniser les difficultés au niveau régional en usant des prétextes divers ». Cependant, a-t-il souligné, « il faut tenter de contenir les propos du général Aoun plutôt que d'envisager la riposte sous l'angle de la confrontation ».
M. Souhaid a d'autre part démenti catégoriquement les allégations selon lesquelles les chrétiens du 14 Mars sont responsables du dynamitage du processus gouvernemental.
« Ce sont des attaques gratuites contre un camp qui est le principal au Liban, depuis le 14 mars 2005, à rechercher l'édification de l'État libanais. La formation du gouvernement est un souci fondamental pour ce camp et il est certain qu'il ne l'entravera pas », a-t-il dit.
Pour M. Souhaid, « il y a actuellement une occasion en or de former le gouvernement ». « Si vraiment Aoun n'est pas lié à une partie régionale, il est invité à rejoindre le processus d'intégration dans la vaste unité nationale », a-t-il conclu.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine