J'ai rarement vu, au cours de ma longue vie, une personne dotée de tant de dynamisme et éprouvant un amour si profond et sincère pour mon beau pays.
Si je tiens aujourd'hui à lui rendre hommage, c'est que, lors de notre dernière entrevue, j'ai senti chez cet homme exceptionnel un certain découragement devant les différents courants qui se partagent le Liban, et aussi beaucoup de fatigue physique et morale devant l'incompréhension des uns et l'esprit revanchard qui habite certains de nos leaders.
Cet homme est vraiment infatigable, et même les jours fériés sont pour lui des jours de travail. Nous l'avons vu dans la même journée se rendre dans le Sud, visiter le patriarche maronite et patronner une exposition à l'ambassade, à Baabda. Il a pour chacun les paroles d'espoir et sait conserver ses amitiés avec courage.
Si l'on calcule le nombre de visites et de réunions que ce diplomate unique organise chaque semaine, l'on comprend son désappointement, et l'on ne peut qu'admirer sa sérénité et son esprit impartial qui sait doser ses visites et insuffler à son interlocuteur un sens de la responsabilité.
Merci, Monsieur Chechia, pour tous ces efforts que vous déployez pour ramener la paix au pays du Cèdre. Et si j'avais une suggestion à faire à nos gouvernants, c'est de créer un trophée spécial de reconnaissance pour les personnalités étrangères qui cherchent à rétablir la stabilité au Liban. La première personne à récompenser serait sans conteste Gabriele Checchia, et nous souhaitons de tout cœur que sa mission d'ambassadeur, qui hélas a une durée limitée, soit à titre exceptionnel prolongée, et cela pour le plus grand bien de l'Italie et du Liban.


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