Lancé par M. Chamoun en 1997, le projet de l'UPT vise à assurer des cours postuniversitaires et des cycles de formation, dans un large éventail de domaines, aux personnes actives, qui sont sur le marché du travail et qui désirent acquérir de nouvelles connaissances et se maintenir alertes intellectuellement.
Rendant un hommage marqué à son prédécesseur pour son initiative innovatrice et pour les efforts inlassables qu'il a déployés afin d'assurer le succès de ce projet, Gérard Bejjani souligne que l'idée de Mounir Chamoun a fait tache d'huile et a été reprise par certains établissements pédagogiques du pays. Compte tenu du succès de cette approche, M. Bejjani n'exclut pas que l'expérience puisse être étendue à certains pays de la région, plus précisément ceux où les pères jésuites sont implantés.
Mais dans l'attente qu'un tel rayonnement extérieur puisse se concrétiser, c'est, pour l'heure, l'UPT de Beyrouth qui prend un nouveau départ. Et dans ce cadre, Gérard Bejjani ne cache pas sa détermination à inculquer un nouvel esprit à ces cycles de cours postuniversitaires. « Nous désirons maintenir, à l'évidence, la haute qualité des cours, mais dans un climat de détente, d'agrément, de convivialité, souligne-t-il. Les rapports avec la culture et l'accès à la connaissance doivent se faire dans une atmosphère détendue et agréable, sans pour autant que cela ne se répercute négativement sur le niveau. »
M. Bejjani souhaite à cet égard rajeunir l'UPT. « La moyenne d'âge des personnes inscrites était de 50 ans, indique-t-il. Il faudrait par voie de conséquence faire peau neuve, ce qui implique l'introduction dans les cours de nouveaux thèmes susceptibles d'intéresser et d'attirer les jeunes. » Ce volet bien particulier du renouveau voulu par Gérard Bejjani ne se concrétisera que pour l'année 2010-2011, le temps sans doute que le nouveau directeur académique ait planifié et convenablement mis au point ses options. Une suggestion est d'ores et déjà envisagée pour l'an prochain : un cours qui se donnerait en arabe sur la pensée et les penseurs arabes.
Dans le même temps, M. Bejjani souhaite élargir l'accès à l'UPT au plus large éventail possible de milieux socioculturels représentatifs de diverses régions du pays. Pluralisme oblige... « Ce projet a pour titre l'Université pour Tous, souligne M. Bejjani. Il faudrait donc traduire ce titre dans les faits et ouvrir les cours à tous, précisément, sans que cela ne se répercute pour autant sur le niveau des cours. C'est en ce sens que l'on parle de démocratisation de la culture et de l'accès à la connaissance. La ligne directrice de notre nouvelle stratégie se résume ainsi en quelques mots : qualité, renouveau, démocratisation, convivialité, rajeunissement et ouverture sur différents milieux socioculturels. »
Au stade actuel, l'UPT offre pour l'année 2009-2010 une large diversité de thèmes et de dossiers : actualités politiques (les dernières élections législatives, la structure du Parlement élu et la loi électorale ; le Liban dans la région ; le Liban et la politique régionale ; la justice et le corps judiciaire au Liban ; le spectre de l'effondrement économique) ; comprendre l'islam aujourd'hui ; le droit au quotidien ; les arts du feu/les bijoux à travers les âges ; l'histoire (le califat abbaside, le califat mu'tazilite, histoire des grandes civilisations) ; histoire de l'art (iconologie chrétienne : de Byzance à l'Empire russe ; la crise iconoclaste ; le classicisme byzantin ; Byzance après Byzance ; la peinture en dix histoires) ; histoire des civilisations et archéologie ; littérature ; mystique et religions ; perfectionnement de l'anglais conversationnel ; philosophie ; précision sur les concepts de l'Internet et l'économie ; psychologie et éducation ; santé, hygiène et prévention ; et les ateliers d'art.
Les inscriptions se poursuivent jusqu'au 30 octobre (tél. 01/421800 ; site web :
www.usj.edu.lb/upt. Les cours débuteront au début du mois de novembre.


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