À l'issue de l'entrevue, M. Hariri s'est adressé aux correspondants de presse, se montrant optimiste quant à une issue prochaine de la crise gouvernementale. « Le climat est positif et les choses avancent, a-t-il notamment déclaré. Toutes les parties souhaitent que le gouvernement soit formé le plus rapidement possible. De nouvelles rencontres auront lieu et le dialogue se poursuivra. Ce dialogue était nécessaire car il n'y avait pas réellement d'échanges en profondeur au sujet des questions fondamentales ou des appréhensions manifestées par certaines factions politiques. Ces démarches ont lieu et se poursuivront au cours des quatre prochains jours et nous espérons aboutir à une issue prochainement. »
En réponse à une question sur les attributions des portefeuilles des Télécommunications et de la Défense, M. Hariri s'est refusé à entrer dans les détails, soulignant toutefois que « nous nous employons à bâtir une très bonne relation avec le général Aoun ». « Nous avons engagé un dialogue et de très bonnes discussions avec lui, a affirmé le Premier ministre désigné. Il y avait certaines choses que nous ne savions pas à son sujet, de même que lui ne savait pas certaines choses à notre sujet. Ce dialogue qui s'est produit au cours des dernières semaines est dans l'intérêt du Liban. Et dans ce cadre, nous espérons que vous verrez des développements positifs très bientôt, en collaboration avec le président de la République avec qui je suis en contact permanent. L'important est que toutes les parties doivent savoir une seule chose, à savoir que l'intérêt du Liban impose la formation d'un gouvernement d'union nationale dans les délais les plus brefs, dans l'intérêt des Libanais et du Liban d'abord. »


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