Prenant la parole, M. Nallet a rappelé le concept de la zone méditerranéenne qu'il a qualifiée d'ensemble légitime. Il s'est ensuite prononcé sur la crise financière qui a bousculé le monde mais qui a eu, cependant, un impact beaucoup moins important dans les pays du sud de la Méditerranée grâce au système bancaire. Il a finalement conclu que la crise a renforcé l'évidence et l'urgence de la création d'un espace commun autour de la Méditerranée, les entreprises des pays du pourtour méditerranéen ayant besoin d'augmenter la compétitivité sur leurs marchés respectifs et de multiplier, par conséquent, les partenariats entre elles.
De son côté, le directeur général de l'ESA, Stéphane Attali, a souligné que l'espace euro-méditerranéen devient aujourd'hui une réalité tangible, une région caractérisée par des logiques communes, des complémentarités indéniables.
Il a réaffirmé que le Liban occupe une place privilégiée au cœur de ce nouvel espace méditerranéen.
Pour sa part, Adnane Kassar, PDG de Fransabank, a souligné que le développement du bassin méditerranéen ne peut pas se construire sur la recherche éperdue d'un profit immédiat, mais exige une réflexion stratégique approfondie basée sur le long terme. Il a considéré que la crise que le monde est en train de traverser peut-être une réelle chance pour la Méditerranée, mais il faudra remplir deux conditions.
La première est qu'il faut effectivement sortir de la crise. La seconde est qu'il faut que tous les acteurs concernés par le futur de la zone méditerranéenne sachent tous ensemble saisir les opportunités qui vont s'offrir grâce aux nouvelles donnes issues de la crise.
Au terme de la conférence, une convention de partenariat a été signée entre Bader, représenté par Robert Fadel, et Ipemed, représenté par Jean-Louis Guiguo.


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve