« Certains hommes politiques privilégient leurs intérêts personnels », déplorent les évêques maronites
Les évêques maronites ont commenté durement le blocage politique persistant, reprochant à de « nombreux » hommes politiques de privilégier leurs intérêts personnels.
OLJ /
le 15 octobre 2009 à 00h52
Réunis hier à Bkerké sous la présidence du patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, les évêques maronites ont dénoncé dans leur communiqué le blocage politique qui empêche toujours la formation d'un gouvernement. « Les prélats regrettent qu'un cabinet n'ait toujours pas pu être formé, après trois mois d'efforts déployés à cette fin, alors que les intérêts des Libanais restent en suspens et qu'il ne se trouve personne pour s'en occuper », a indiqué Mgr Youssef Tok, secrétaire général du patriarcat maronite, qui a donné lecture du communiqué de clôture. « Ce vide au niveau de l'Exécutif affecte particulièrement les classes les plus défavorisées, aux prises avec de nombreux problèmes socio-économiques qui attendent toujours d'être réglés », ont déploré les évêques. Ils ont ensuite relevé que « dans tous les pays du monde, les gouvernements sont formés pour être au service du pays et assurer les intérêts de la population ». « Au Liban, les intérêts des citoyens sont relégués au second plan et personne ne s'en occupe alors que de nombreux hommes politiques accordent la priorité à leurs intérêts personnels et à leurs préoccupations privées », se sont-ils indignés, rappelant que plus d'un million de Libanais, toutes appartenances communautaires confondues, ont émigré depuis les années 70 jusqu'à aujourd'hui. « Le moment n'est-il pas venu pour nous tous de porter notre attention sur le sort des générations montantes et d'éviter de les pousser à partir ? » se sont interrogés les prélats avant d'insister sur le fait que « l'allégeance à la patrie ne peut pas être associée à une autre ». « Il faut que l'allégeance des Libanais se limite à leur patrie et à aucun autre État, qu'il soit proche ou lointain », ont-ils observé. Les évêques se sont par ailleurs félicités de la décision du pape Benoît XVI de convoquer un synode extraordinaire des évêques sur le thème des « Églises d'Orient et de la présence chrétienne en Orient ». Ils ont également souhaité la bienvenue au nouveau nonce apostolique, Mgr Gabriele Cascia, attendu demain vendredi à Beyrouth, en remplacement de Mgr Luigi Gatti.
Réunis hier à Bkerké sous la présidence du patriarche maronite, le cardinal Nasrallah Sfeir, les évêques maronites ont dénoncé dans leur communiqué le blocage politique qui empêche toujours la formation d'un gouvernement. « Les prélats regrettent qu'un cabinet n'ait toujours pas pu être formé, après trois mois d'efforts déployés à cette fin, alors que les intérêts des Libanais restent en suspens et qu'il ne se trouve personne pour s'en occuper », a indiqué Mgr Youssef Tok, secrétaire général du patriarcat maronite, qui a donné lecture du communiqué de clôture.« Ce vide au niveau de l'Exécutif affecte particulièrement...
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