Rechercher
Rechercher

Cinema-

Anne-Dominique Toussaint, ses rendez-vous avec le Liban

Elle n'est plus à présenter. Invitée à plusieurs festivals libanais ou européens qui se sont déroulés au Liban, elle répond toujours présent. Aujourd'hui encore, à l'initiative  du BIFF, Anne-Dominique Toussaint était là pour  soutenir son dernier-né, Les beaux gosses, de Riad Sattouf.
« Ma relation avec le Liban remonte à 2003, dit-elle, époque où j'ai présenté Respiro. En 2005, La Moustache  d'Emmanuel Carrère était projeté au Festival européen, mais c'est en 2007, et lors de la production et de la projection de Caramel que les liens sont devenus plus solides avec le pays ».
Ayant fait des études d'histoire, Anne-Dominique va vivre en Italie, avec une bourse en histoire médiévale en main.  « C'est là-bas que je réalise, poursuit-elle,  que je n'avais pas envie de finir  ma vie dans les grimoires.  J'avais alors 20 ans. »  
Elle se tourne donc vers le cinéma et plus particulièrement vers la production qu'elle apprécie  d'une manière théorique. « Quelques années plus tard, j'ai réalisé que j'aimais ce métier même dans son aspect pratique. »  Après quelques stages, encouragée par son frère, Jean-Philippe, écrivain et ayant eu envie d'adapter son ouvrage sur grand écran, Anne Dominique Toussaint crée sa propre maison de production, Les Films des Tournelles.
« Ce qui est passionnant avec ce métier,  avoue la productrice, c'est qu'il comprend toutes les facettes artistiques du cinéma. C'est très gratifiant de découvrir des talents, de décider de les produire, de les lancer et enfin de faire exister leur projet. »  Trouver les bons partenaires qui s'adaptent au style du film mais aussi les distributeurs, être l'interlocuteur direct du réalisateur et accompagner son  projet jusqu'à la fabrication du film, telles sont les charges qui incombent au producteur qui ne doit pas négliger par ailleurs le côté financier. »
Sans vouloir revendiquer à elle seule la paternité d'un film, Anne-Dominique Toussaint insiste à dire que réalisateur et producteur sont les deux à voir naître l'idée, l'embryon jusqu'à l'accouchement final. La responsabilité est donc partagée. « Je suis une accompagnatrice du début jusqu'à la fin. Le travail, signale  encore la productrice, est une série d'échanges bienveillants, rarement conflictuels, mais c'est notre rôle de ramener souvent le réalisateur sur la bonne piste. »
Comment se porte alors le choix sur certains films ou certains cinéastes ? « Il faut tout d'abord, répond-elle, croire en quelqu'un, l'estimer et avoir envie de passer deux ans de sa vie avec lui. Une envie d'être utile à ce réalisateur pour aller au bout de son projet. C'est une sorte de feeling. En ce qui concerne Riad Sattouf , c'est moi qui ai été le chercher.  J'avais envie de faire un film sur les ados car c'est un âge incroyablement drôle en soi, et comme Sattouf est un auteur de BD d'adolescents, je l'ai contacté pour écrire un scénario, qu'il a voulu  réaliser par la suite. Tout comme Nadine Labaki, j'étais fière de l'accompagner dans la concrétisation de son projet, transmettre également une réflexion, un portrait de la société tout en étant accessible et agréable. Je suis très gâtée, ajoute-telle, car les gens avec qui je travaille poursuivent avec succès leur projet.  Encore une fois, je ne revendique pas la paternité de ces films, mais je les considère quand même comme mes enfants. Si on n'est pas impliqué par les films qu'on soutient, conclut Anne-Dominique Toussaint, ce n'est que du business, alors que si on est impliqué, cela devient une passion. »
Actuellement le film Les beaux gosses, présenté à la Quinzaine et sorti en France avec 200 000 entrées, a plu au public libanais. Avant d'aller sous presse, Toussaint nous annoncera très fièrement que le film de Sattouf a été  acheté et sera distribué par le circuit Empire. Le BIFF aura permis encore une fois de faire connaître non seulement de grands films, mais également des talents prometteurs. Quant à Anne Dominique Toussaint, elle ne signe certes pas son  dernier rendez-vous avec le Liban puisqu'elle travaille sur le prochain film de Nadine Labaki, qui sortira probablement l'année prochaine. À d'autres aventures alors.  

Elle n'est plus à présenter. Invitée à plusieurs festivals libanais ou européens qui se sont déroulés au Liban, elle répond toujours présent. Aujourd'hui encore, à l'initiative  du BIFF, Anne-Dominique Toussaint était là pour  soutenir son dernier-né, Les beaux gosses, de Riad Sattouf. « Ma relation avec le Liban remonte à 2003, dit-elle, époque où j'ai présenté Respiro. En 2005, La Moustache  d'Emmanuel Carrère était projeté au Festival européen, mais c'est en 2007, et lors de la production et de la projection de Caramel que les liens sont devenus plus solides avec le pays ». Ayant fait des études d'histoire, Anne-Dominique va vivre en...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut