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Liban - Éclairage

Informations contradictoires sur les perspectives de formation du cabinet

Des informations contradictoires sont répercutées dans les milieux politiques au sujet des perspectives de la formation d'un gouvernement d'union nationale, dans les prochains jours.
Des observateurs mettent en relief ces contradictions qui s'associent de nombreuses analyses et d'interprétations de certaines positions, en relevant leur point commun : elles sont toutes fondées sur les changements au niveau du dossier régional.
De source du 14 Mars, on estime que les résultats du sommet de Damas entre le président Bachar el-Assad et le roi Abdallah d'Arabie n'ont toujours pas donné leurs fruits et n'ont pas eu d'effet jusqu'à présent sur le plan local. Dans certains milieux de l'opposition, l'expectative est de rigueur : on attend toujours avant de prendre position par rapport au gouvernement et on fait entre-temps assumer à l'Égypte la responsabilité de la stagnation ambiante, l'accusant d'être lésée par le rapprochement syro-saoudien.
Selon ces mêmes sources, le courant iranien au sein de l'opposition ignore le rôle négatif de Téhéran et son hostilité à l'égard du sommet de Damas. Celle-ci s'est traduite, rappelle-t-on, par des incidents à la frontière saoudo-yéménite lorsque des houthiyyine armés se sont introduits en territoire saoudien pour protester contre l'appui saoudien au Yémen.
En dépit de ce climat plutôt décourageant, les visiteurs de Damas assurent toujours que le gouvernement pourrait voir le jour la semaine prochaine, conformément à une formule que le Premier ministre désigné, Saad Hariri, est en train de promouvoir auprès des dirigeants politiques et qui se fonde toujours sur l'équation 15-10-5, mais à condition que les cinq ministres représentant le président ne soient pas proches de l'opposition ou de la majorité.
Un ministre bien informé écarte cependant la possibilité qu'un cabinet soit mis en place de sitôt. Selon lui, rien ne permet de penser que M. Hariri pourra former son équipe dans un proche avenir. Le ministre en question estime que ce dernier ferait mieux de mettre en place un Cabinet restreint, formé de quatre ou de six pôles politiques, dont la principale mission serait de dynamiser l'administration, à travers une série de réformes qui commenceraient par des nominations aux postes vacants sur base de la célèbre formule « The right man in the right place ». La deuxième mission de ce cabinet restreint serait de s'attaquer aux dossiers politiques à travers la réactivation de la conférence de dialogue et la dynamisation du rôle du Parlement. Le fait d'agir sur deux axes, administratif et politique, permettra à l'État de commencer à régler les dossiers qui intéressent la population en même temps que les questions épineuses.
La question reste de savoir comment tout cela sera possible, même avec un cabinet restreint, si l'on tient compte du fait que la majorité et l'opposition campent chacune sur sa position. Le 8 Mars estime que le concept selon lequel la majorité doit gouverner, alors que la minorité doit se contenter de pratiquer l'opposition, ne tient plus depuis que l'accord de Taëf a été conclu, partant du principe que ce texte insiste sur l'entente, la coexistence et les décisions consensuelles et que l'accord de Doha confirme cette tendance.
Parallèlement, la majorité dénonce une tentative de dénaturer Taëf et de porter un coup au système démocratique pour le remplacer par un autre, hybride, pavant la voie, selon un pôle du 14 Mars, à une sorte de confédération de communautés.
Ainsi, même si un gouvernement est formé, il lui sera difficile d'agir proprement tant que c'est cette logique qui prévaut, estime-t-on dans les milieux de la majorité.

Des informations contradictoires sont répercutées dans les milieux politiques au sujet des perspectives de la formation d'un gouvernement d'union nationale, dans les prochains jours.Des observateurs mettent en relief ces contradictions qui s'associent de nombreuses analyses et d'interprétations de certaines positions, en relevant leur point commun : elles sont toutes fondées sur les changements au niveau du dossier régional.De source du 14 Mars, on estime que les résultats du sommet de Damas entre le président Bachar el-Assad et le roi Abdallah d'Arabie n'ont toujours pas donné leurs fruits et n'ont pas eu d'effet jusqu'à présent sur le plan local. Dans certains milieux de l'opposition, l'expectative est de rigueur : on attend toujours avant de prendre...
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