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Économie - États-Unis

Rien ne semble justifier une hausse de taux rapide

Le vice-président de la Banque centrale américaine (Fed) Donald Kohn a laissé entendre hier que rien, à ses yeux, ne semblait justifier pour l'instant une hausse de taux rapide.
Ce ne sont pas tant les circonstances économiques présentes qui influent sur les décisions de la Banque centrale que le « niveau attendu » de l'inflation et de la production « dans quelques trimestres », a déclaré M. Kohn lors d'un discours prononcé à Saint Louis (centre des États-Unis).
« De ce point de vue, la projection d'un renforcement de la demande, qui ne sera que progressif, et d'une inflation contenue implique » que le maintien de la production et de l'inflation à un niveau inférieur aux objectifs de la Fed « est susceptible de durer pendant un certain temps », a ajouté M. Kohn, selon le texte de son allocution, remis à la presse.
C'est pourquoi le Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale a redit en septembre « que les conditions économiques étaient susceptibles de justifier un niveau extrêmement bas » du taux directeur « pendant une longue période », a-t-il ajouté, s'opposant ainsi à plusieurs dirigeants de la Fed ayant estimé récemment que la Banque centrale pourrait, voire devrait, relever son taux plus vite qu'on ne le croit.
Néanmoins, a averti M. Kohn, cela « ne signifie pas que mes collègues et moi-même ne prêterons aucune attention aux indices laissant présager d'une remontée de l'inflation ».
Rappelant que l'activité économique américaine s'était redressée pendant l'été après quatre trimestres consécutifs de baisse, M. Kohn a néanmoins estimé que le scénario d'une « reprise en V » (c'est-à-dire rapide) ne lui semblait pas être « l'issue la plus probable ».
« L'incertitude reste assez élevée » quand il s'agit de « comprendre la façon dont notre économie se remettra de la grave récession et des dysfonctionnements financiers des dernières années ainsi que la manière dont la reprise et l'inflation seront affectées par les mesures extraordinaires que nous avons prises », a dit encore M. Kohn.
Le vice-président de la Fed faisait là référence aux centaines de milliards de dollars mobilisés par la Réserve fédérale pour soutenir l'économie américaine. Ce soutien massif s'est accompagné d'une forte augmentation de la masse monétaire, porteuse de menaces d'inflation à plus ou moins long terme, contre lesquelles mettent en garde un certain nombre de dirigeants de la Banque centrale.

Le vice-président de la Banque centrale américaine (Fed) Donald Kohn a laissé entendre hier que rien, à ses yeux, ne semblait justifier pour l'instant une hausse de taux rapide.Ce ne sont pas tant les circonstances économiques présentes qui influent sur les décisions de la Banque centrale que le « niveau attendu » de l'inflation et de la production « dans quelques trimestres », a déclaré M. Kohn lors d'un discours prononcé à Saint Louis (centre des États-Unis).« De ce point de vue, la projection d'un renforcement de la demande, qui ne sera que progressif, et d'une inflation contenue implique » que le maintien de la production et de l'inflation à un niveau inférieur aux...
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