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Culture

« Banquet » : une exposition hommage à Paris pour le photographe Irving Penn

Quelques jours après le décès du grand photographe américain Irving Penn, la galerie Thierry Marlat à Paris présente « Irving Penn Banquet », une exposition réunissant 28 photos de l'artiste consacrée à la table et qui rassemble personnalités, natures mortes et petits métiers, écrit Dominique Ageorges de l'AFP.
Du 15 octobre au 16 janvier, elle permettra au visiteur de se familiariser avec l'univers de « l'un des plus prolifiques et influents photographes de mode et de célébrités du XXe siècle », selon l'expression du New York Times.
Pour Thierry Marlat, son galeriste et marchand parisien, « Irving Penn est à la fois un des plus grands portraitistes, mais aussi quelqu'un capable d'aller d'un formalisme classique dans la vision objective du sujet à l'abstraction, au déstructuré », explique-t-il à l'AFP.
Colette, Yves Saint Laurent, Jean Giono, Picasso et Louis Jouvet sont les invités prestiges de ce banquet pas comme les autres, en compagnie d'un sommelier et d'un maître d'hôtel. Plus loin, trônent un ensemble de natures mortes à l'éclairage subtil et à la composition millimétrée, mais pas austère, comme dans un tableau flamand.
Penn a toujours photographié ses sujets en studio dans des décors minimalistes, pour mieux faire ressortir ses compositions : personnages connus ou pas, objets les plus divers comme des mégots de cigarettes ramassés dans la rue, ou la tête d'un coq tranchée mais à l'œil « vivant ».
C'est ce travail-là qui est mis en avant à Paris dans l'idée de montrer à quel point Penn maîtrise le tirage artistique grâce à différentes techniques (tirages platine pour explorer les gris, dye-transfer pour l'éclat des couleurs, noirs mats ou brillants des tirages argentiques...).
M. Marlat souligne également l'éclectisme de Penn : « Il photographiait aussi bien un manteau Balenciaga qu'un boubou africain, des Papous, des paysans péruviens ou un hareng en Suède, imposant à chaque fois sa vision, se montrant intransigeant » avec le modèle ou le client.
Mort mercredi dernier à l'âge de 92 ans, le photographe de mode, frère du réalisateur Arthur Penn, a longtemps été associé au magazine Vogue, où il a commencé à travailler dans les années 1940.
Ses photos pour Vogue représentant souvent son épouse, le mannequin Lisa Fonssagrives, ont fait le tour du monde. L'écrivain Edmonde Charles-Roux, ancienne journaliste et rédactrice en chef de l'édition française du magazine entre 1948 et 1966, affirmait en 2000 au Monde que Penn était « le plus grand des photographes parce qu'il a évité l'épate ».
Ses photographies sont dans les collections permanentes des plus grands musées et de nombreuses expositions lui ont été consacrées.
À Los Angeles, jusqu'au 10 janvier, le J. Paul Getty Museum expose 250 tirages platine et argentique consacrés sur plus de deux décennies aux « petits métiers » (« small trades ») mettant en vedettes pompiers, couturière, balayeur, laitier immortalisés à Londres, New York ou Paris.
Quelques jours après le décès du grand photographe américain Irving Penn, la galerie Thierry Marlat à Paris présente « Irving Penn Banquet », une exposition réunissant 28 photos de l'artiste consacrée à la table et qui rassemble personnalités, natures mortes et petits métiers, écrit Dominique Ageorges de l'AFP.Du 15 octobre au 16 janvier, elle permettra au visiteur de se familiariser avec l'univers de « l'un des plus prolifiques et influents photographes de mode et de célébrités du XXe siècle », selon l'expression du New York Times.Pour Thierry Marlat, son galeriste et marchand parisien, « Irving Penn est à la fois un des plus grands portraitistes, mais aussi...
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