« Pour la première fois depuis le retrait de l'armée syrienne, a affirmé Machnouk, nous lisons qu'une délégation de Amal et du Hezbollah a examiné la situation gouvernementale en Syrie ». Et de considérer qu'il s'agit « de l'actualité la plus importante car elle signifie qu'on admet ce que beaucoup disent, à savoir que la Syrie est en mesure de jouer un rôle au Liban ».
M. Machnouk a estimé que « le sommet syro-saoudien ne peut pas ne pas avoir de bons effets sur le Liban » et invité les milieux politiques à « en profiter » d'autant qu'on s'attend en outre à « un assainissement des relations entre la Syrie et l'Égypte ». Selon le parlementaire, « cet assainissement se manifeste dans plusieurs directions ». « Le Liban peut, et va, profiter du climat positif et du discours nouveau qui prédomine », a-t-il encore dit.
Au passage, le parlementaire a noté que l'assainissement des relations de la Syrie avec le monde arabe et leur rééquilibrage a pour corrélation la détérioration de ses rapports avec l'Iran. « La Syrie n'accepte pas d'être un volet dans la politique d'un autre État », a-t-il affirmé, notant que ces rapports avaient connu une crise aiguë en Irak.
Selon M. Machnouk, l'existence d'une crise dans les rapports entre l'Arabie saoudite et l'Iran « ne signifie pas que le Hezbollah n'a pas intérêt à ce que le Liban se stabilise, à l'ombre des grands changements qui se produisent ».
Tout en s'attendant à ce que la formule gouvernementale 15-10-5 soit maintenue, Nouhad Machnouk a affirmé que la semaine qui commence sera employée à choisir les noms des ministres et à l'attribution des portefeuilles. Il a affirmé que l'entrée de Gebran Bassil au gouvernement est acquise, tout en considérant qu'il sera « difficile » de lui attribuer le ministère des Télécoms.
Enfin, M. Machnouk a relevé qu'à deux reprises au moins, le chef de l'État à affiché des positions sans consulter le Premier ministre, d'abord lors de la fête de l'Armée, en affirmant qu'il souhaite procéder à des amendements constitutionnels, et dans sa récente déclaration au quotidien al-Hayat. Selon lui, ces prises de position ont « affaibli » le Premier ministre.


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