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Liban

La majorité s’impatiente face au vide ministériel qui se poursuit

Dans un entretien accordé au site Internet du Parti national libéral (PNL) Ahrar News, le chef du parti des Forces libanaises, Samir Geagea, a demandé au président de la République Michel Sleiman de « saisir son stylo et de procéder à la signature du décret de formation du gouvernement, même si la formule à valider n'est pas un cabinet d'union nationale ». Même s'il a dit « préférer un gouvernement d'union nationale », il a estimé que le rôle du président de la République est de réagir lorsque la situation devient intenable et qu'« il vaut mieux un gouvernement qui ne soit pas un cabinet d'union nationale que de rester dans le vide comme cela est actuellement le cas ». M. Geagea s'est en outre demandé qu'est-ce qui allait changer aujourd'hui « alors que rien n'a évolué en quatre mois », depuis le scrutin législatif de juin dernier. Il a toutefois affirmé avoir appris du Premier ministre Saad Hariri que « le camp du 8 Mars est en train de faire preuve de souplesse, et il se peut qu'il ne tienne plus à tout prix aux mêmes conditions qui avaient poussé le Premier ministre désigné à se désister ». Samir Geagea a néanmoins attiré l'attention sur la stratégie du 8 Mars, qui consiste à bloquer la formation d'un nouveau gouvernement « tout en publiant des déclarations optimistes afin de ne pas assumer la responsabilité du blocage ».

Harb
Pour le député Boutros Harb, il n'est pas habile de penser que le sommet de Damas n'a pas été axé sur le Liban. « Le Liban était un dossier principal que les deux hommes ont examiné, et tous les propos qui vont dans le sens contraire sont faux », a souligné M. Harb, qui s'est empressé d'ajouter qu'il est faux d'axer le débat sur le point de savoir si le Liban avait été « un sujet principal ou accessoire durant le sommet, vu que le sommet s'est concentré sur tous les problèmes de la région, y compris ceux de l'Arabie saoudite et de la Syrie. Il est évident que le Liban est l'un des sujets principaux (...) et je pense que le climat était positif, selon les informations préliminaires que j'ai pu obtenir. L'Arabie saoudite et la Syrie ne sont plus rivales et il y a désormais une même tendance qui va dans le sens d'une sortie de crise au Liban par le biais de la mise en place d'un gouvernement ». Pour le député du Batroun, il n'est pas réaliste que l'impact du sommet de Damas se fasse ressentir « en 24 h sur la scène libanaise, il est normal que les choses prennent plus de temps. Mais cela ne nous empêche pas et ne devrait pas nous permettre, en tant que Libanais, de remplir le rôle qui est le nôtre. Si les Libanais veulent compter sur un accord syro-saoudien et sur le président syrien, cela est problématique, avec tout le respect que nous devons aux efforts qui sont entrepris » par les parties régionales pour « nous aider ». « Les Libanais ont pour obligation de faciliter les choses et d'assumer leurs responsabilités en facilitant la naissance du cabinet, sinon et en dépit du climat positif, toutes les initiatives échoueront et le gouvernement ne sera pas formé. Et je pense qu'aucune partie n'est en mesure de supporter une telle responsabilité qui implique de mener le pays vers le vide et à une crise de système de nature à influer sur l'avenir du Liban et des Libanais. »

PNL
Le Parti national libéral (PNL) a quant à lui indiqué dans un communiqué, à l'issue de la réunion hebdomadaire de son bureau politique, que « la rencontre syro-saoudienne constitue un pas nécessaire qui permettra de tourner la page des tensions », et qu'il est désormais « temps de mettre sur pied un gouvernement capable de gérer le pays et de mettre en route un chantier législatif » car la situation « nécessite une coopération et une harmonie entre les pouvoirs législatif et l'exécutif pour que les institutions puissent fonctionner régulièrement et qu'elles soient à même de remplir leur mission dans un pays cerné par les dangers ». Le communiqué a relevé que le PNL n'est pas « par hypothèse opposé à la mise en place d'un gouvernement d'union nationale », mais qu'il craint « les complications préfabriquées et les conditions rédhibitoires qui sont l'apanage de la minorité. Ce camp semble préserver son attitude négative en dépit des déclarations calmes et mielleuses ». Le PNL s'est dit inquiet de cette situation car tout se passe comme s'il s'agissait de « se soumettre à l'état de fait qui règne sur le terrain », ce qui équivaut en fait à « un changement de régime de manière unilatérale » et menace de porter atteinte à la « formule libanaise et à son entité ».
Pour le député Amine Wehbé, « le gouvernement à naître est sur la bonne voie, mais nous devons nous montrer prudents et ne pas être excessivement optimistes ». « Toute initiative tendant à améliorer l'état des relations interarabe est bienvenue », a relevé dans ce cadre M. Wehbé qui a souligné que le sommet de Damas avait créé un climat favorable à la naissance d'un gouvernement d'union nationale. « Mais cela ne devrait pas délier les Libanais de leurs responsabilités », a-t-il aussi noté. « Il est nécessaire d'investir dans la brèche positive suscitée par le sommet de Damas », a-t-il ajouté.
Dans un entretien accordé au site Internet du Parti national libéral (PNL) Ahrar News, le chef du parti des Forces libanaises, Samir Geagea, a demandé au président de la République Michel Sleiman de « saisir son stylo et de procéder à la signature du décret de formation du gouvernement, même si la formule à valider n'est pas un cabinet d'union nationale ». Même s'il a dit « préférer un gouvernement d'union nationale », il a estimé que le rôle du président de la République est de réagir lorsque la situation devient intenable et qu'« il vaut mieux un gouvernement qui ne soit pas un cabinet d'union nationale que de rester dans le vide comme cela est actuellement le...
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