Toujours selon l'ANI, le président syrien a mis l'accent, durant l'entretien téléphonique, sur l'intérêt qu'il accorde ainsi que le roi Abdallah à l'évolution de la situation au Liban, affirmant qu'ils la suivent de près. Il a aussi souligné leur « attachement à l'unité du pays et à la consolidation de l'État, à travers la formation d'un gouvernement d'union nationale reflétant et garantissant l'entente des Libanais ». Pour M. Assad, cette entente « permettra un démarrage solide de l'action gouvernementale et barrera la voie à toute tentative de perturbation politique ou sécuritaire ».
Toujours selon l'ANI, le président Sleiman a remercié son homologue syrien pour son appel ainsi que pour sa position à l'égard du Liban. Il a estimé que le sommet de Damas encouragera l'entente interarabe, nécessaire à ses yeux pour que les Arabes puissent faire face, « alors qu'ils sont unis, aux nombreux défis que la région est appelée à confronter ». M. Sleiman a en outre mis l'accent sur l'importance que le Liban accorde à l'unité arabe, qu'il a présentée comme étant « la pierre angulaire » de la politique de Beyrouth à l'égard des pays arabes.
Sur un autre plan, le chef de l'État a suivi de près hier aussi la situation au niveau de la sécurité dans le pays, et notamment au Liban-Nord où la tension demeure vive.
Il a donné ses instructions aux responsables de sécurité pour qu'ils « restent vigilants et qu'ils déjouent les tentatives pernicieuses de ceux qui essaient de semer la discorde dans le pays ». M. Sleiman leur a demandé de prendre toutes les mesures nécessaires pour les arrêter.
Les incidents de sécurité et leurs éventuelles motivations ont été passés en revue par M. Sleiman lors de ses deux entretiens avec le ministre d'État, Khaled Kabbani, et le ministre de la Santé, Mohammad Khalifé, avec qui il a également examiné des questions en rapport avec son département, notamment pour ce qui a trait aux mesures de prévention prises dans les écoles pour empêcher une prolifération de la grippe H1N1.
Reçue plus tard à Baabda, une délégation de la YASA a remis au président une série de revendications et de propositions dont l'application est, selon cette ONG, susceptible de limiter les accidents de la route.
M. Sleiman s'est félicité des activités de la YASA, soulignant que leurs propositions seront examinées minutieusement. Il a dans le même temps assuré qu'une conduite saine n'est pas seulement tributaire d'une bonne application des lois, mais aussi d'une prise de conscience par les conducteurs et surtout par les parents, qui ont, selon lui, un rôle fondamental sur ce plan.


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