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Nos lecteurs ont la parole

De l’utilité des chefs

Jean-Paul MOUBARAK
La citation « Les injustices sont les privilèges des riches » est d'actualité en ce moment. Les bonus et autres augmentations ou ajustements salariaux tombent dans les entreprises, et ce sont toujours les mêmes qui sont lésés. Parfois, je me dis qu'il suffit d'être au bas de l'échelle pour ne pas être (assez !) récompensé. Non que le petit employé ne le soit jamais, mais il ne l'est jamais comme ça le devrait. Du moins, c'est ce qu'il prétend. Car évidemment, et jusqu'à preuve du contraire, rien n'est démontré sauf par les mauvaises langues, un groupe dont nous ne faisons pas partie.
D'ailleurs, je vais vous confier un secret que seuls les petits employés connaissent (ça fait déjà pas mal de monde...). Ils ne s'intéressent pas au capitalisme dévastateur, violent et corruptible. Ils ont leur amour-propre.
C'est pour cela qu'ils ne regardent plus leur salaire que de haut. Parfois même le salaire est tellement bas qu'ils n'arrivent plus à le percevoir. Imaginez donc quand ils prennent encore plus de hauteur : il n'en reste que des poussières. C'est ce qu'on appelle la noble âme des employés subalternes qui ne s'arrêtent pas à l'aspect matériel de leur fonction, comme le font certains, mais observent de loin ces énergumènes qui « croquent l'œuf et sa coquille » (pour reprendre une expression arabe).
Non ! Les petits employés recherchent leur satisfaction personnelle à travers les gains que leur entreprise tente (vainement !) de leur redistribuer, sans demander plus. Il se trouve d'ailleurs qu'il est rare pour eux d'obtenir davantage. Du coup, tout le monde fait son affaire.
C'est drôle quand même de constater que les gens lésés ne sont pas toujours ceux que l'on croit. Tenez, le grand débat en France tourne autour du bonus des traders.
Quand on pense qu'au Liban un tel débat n'existe pas, car les grammairiens arabes cherchent toujours vainement la définition du mot « bonus ». C'est pour cela que dans certaines entreprises, il y a souvent des lacunes dans le langage des uns et des autres, car le terme n'est pas interprété de la même façon, en fonction du poste occupé.
Bref, nous n'allons pas nous éterniser sur cet aspect futile de la vie en entreprise. D'ailleurs, il n'intéresse personne. Les petits employés sont faits pour le rester (pas toujours, vu que c'est discrétionnaire, mais cela est un autre débat) et les chefs sont faits pour...
Pour quoi, au fait ?

Jean-Paul MOUBARAK
La citation « Les injustices sont les privilèges des riches » est d'actualité en ce moment. Les bonus et autres augmentations ou ajustements salariaux tombent dans les entreprises, et ce sont toujours les mêmes qui sont lésés. Parfois, je me dis qu'il suffit d'être au bas de l'échelle pour ne pas être (assez !) récompensé. Non que le petit employé ne le soit jamais, mais il ne l'est jamais comme ça le devrait. Du moins, c'est ce qu'il prétend. Car évidemment, et jusqu'à preuve du contraire, rien n'est démontré sauf par les mauvaises langues, un groupe dont nous ne faisons pas partie. D'ailleurs, je vais vous confier un secret que seuls les petits employés connaissent (ça fait...
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