D'ailleurs, je vais vous confier un secret que seuls les petits employés connaissent (ça fait déjà pas mal de monde...). Ils ne s'intéressent pas au capitalisme dévastateur, violent et corruptible. Ils ont leur amour-propre.
C'est pour cela qu'ils ne regardent plus leur salaire que de haut. Parfois même le salaire est tellement bas qu'ils n'arrivent plus à le percevoir. Imaginez donc quand ils prennent encore plus de hauteur : il n'en reste que des poussières. C'est ce qu'on appelle la noble âme des employés subalternes qui ne s'arrêtent pas à l'aspect matériel de leur fonction, comme le font certains, mais observent de loin ces énergumènes qui « croquent l'œuf et sa coquille » (pour reprendre une expression arabe).
Non ! Les petits employés recherchent leur satisfaction personnelle à travers les gains que leur entreprise tente (vainement !) de leur redistribuer, sans demander plus. Il se trouve d'ailleurs qu'il est rare pour eux d'obtenir davantage. Du coup, tout le monde fait son affaire.
C'est drôle quand même de constater que les gens lésés ne sont pas toujours ceux que l'on croit. Tenez, le grand débat en France tourne autour du bonus des traders.
Quand on pense qu'au Liban un tel débat n'existe pas, car les grammairiens arabes cherchent toujours vainement la définition du mot « bonus ». C'est pour cela que dans certaines entreprises, il y a souvent des lacunes dans le langage des uns et des autres, car le terme n'est pas interprété de la même façon, en fonction du poste occupé.
Bref, nous n'allons pas nous éterniser sur cet aspect futile de la vie en entreprise. D'ailleurs, il n'intéresse personne. Les petits employés sont faits pour le rester (pas toujours, vu que c'est discrétionnaire, mais cela est un autre débat) et les chefs sont faits pour...
Pour quoi, au fait ?


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