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Liban

En toile de fond de la crise, la guerre civile yéménite

Selon des indications glanées sur le site Internet Elaph, les autorités des Émirats affirment que « les informations fournies par le comité des Libanais expulsés des Émirats sont exagérées ». « Il s'agit en fait de 49 personnes, dont la présence (aux Émirats) n'est pas souhaitable en raison de leur participation à des activités politiques interdites », rapporte le site d'information arabe Elaph. « Les enquêtes et interrogatoires menés par les services de sécurité locaux concerneraient essentiellement le soutien qu'apporteraient ces Libanais au Hezbollah », souligne Elaph.
Par ailleurs, des Émiratis se rendant au Liban ont été ces derniers jours la cible d'intimidations exercées par les services de sécurité de l'aéroport, rapporte également le site. De source informée proche du palais Bustros, on indique que le gouvernement émirati a protesté contre les accusations lancées contre lui en soulignant qu'un grand nombre de Libanais de confession chiite continuent leur vie normalement aux Émirats et n'ont été aucunement inquiétés. Concernant les expulsions, ils invoquent « des raisons de sécurité », sans jamais donner plus de détails.
Certes, les Libanais poussés à partir ont laissé derrière eux leurs biens, leurs entreprises et leurs maisons, et, ajoute la source précitée, « c'est bien sûr cela qui devra être traité en premier, car les entreprises et les commerces de ces personnes-là continuent de fonctionner, ils n'ont pas été fermés et il faut veiller à trouver une solution à tout cela ». « La réaction normale aurait été de rompre les relations diplomatiques, mais il est impossible aujourd'hui d'agir de la sorte sans porter préjudice aux 250 000 Libanais qui vivent et travaillent aux Émirats », ajoute la source.
Une autre source autorisée lie la réaction des autorités émiraties à la crise yéménite. En effet, il faut savoir que l'armée régulière yéménite s'est opposée aux rebelles chiites et que des pays arabes, parmi lesquels l'Arabie saoudite et les Émirats, ont apporté une aide militaire non négligeable au gouvernement yéménite pour venir à bout de la rébellion dans le nord du pays. « Ce sont des avions émiratis qui ont bombardé les positions rebelles, et dans les rangs de ces derniers on comptait des combattants du Hezbollah », indique la source susmentionnée. Depuis cette date-là, « les Libanais de confession chiite présents dans les Émirats ont commencé à se mobiliser, à rassembler des fonds, à organiser des réunions en signe de protestation contre la situation qui prévaut au Yémen ». D'ailleurs, dans l'un de ses récents discours, le secrétaire général du Hezbollah Hassan Nasrallah avait demandé au président yéménite Ali Abdallah Saleh de faire taire les armes et de trouver une solution pacifique à la crise.
« Comme en guise de réponse aux expulsions - qui, pour le gouvernement émirati, constituent une solution radicale au problème - de fausses informations sur la présence de 700 Émiratis sur le sol libanais venus s'entraîner afin de perpétrer des actes terroristes ont alors circulé, ajoute la source précitée. Le chiffre est délibérément exagéré. Il y a certes des ressortissants des pays arabes qui se sont infiltrés, mais il ne s'agit pas d'une masse homogène, et ils se sont répartis sur Aïn el-Heloué, Anjar, Beddaoui et Bab el-Tebbaneh. »
Le ministère de l'Intérieur a d'ailleurs confirmé le fait que le chiffre est ridiculement élevé et ne correspond en aucun cas à la réalité. « Tous ces mouvements sont répertoriés, nous avons les informations nécessaires concernant le nombre et la localisation géographique de ces individus », affirme à cet égard une source autorisée. « Les chiffres avancés dans la presse constituent une réponse politique à la crise qui oppose actuellement le Liban aux Émirats », souligne de son côté une source proche du ministère de la Justice.

 

Lé. M. 

Selon des indications glanées sur le site Internet Elaph, les autorités des Émirats affirment que « les informations fournies par le comité des Libanais expulsés des Émirats sont exagérées ». « Il s'agit en fait de 49 personnes, dont la présence (aux Émirats) n'est pas souhaitable en raison de leur participation à des activités politiques interdites », rapporte le site d'information arabe Elaph. « Les enquêtes et interrogatoires menés par les services de sécurité locaux concerneraient essentiellement le soutien qu'apporteraient ces Libanais au Hezbollah », souligne Elaph.Par ailleurs, des Émiratis se rendant au Liban ont été ces derniers jours...
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