Ce qui se passe en sélection « est quand même curieux », a expliqué Lehmann au quotidien allemand Bild.
« En début de saison, René Adler n'était pas convoqué, car l'encadrement ne le trouvait pas assez bon. Puis on l'a convoqué, car un match amical avait lieu à Leverkusen », son club, s'est étonné l'ancien gardien d'Arsenal (2003-08).
« Soudain, en raison de la maladie de Robert Enke, il se retrouve n° 1. Si le match amical contre l'Afrique du Sud avait eu lieu non pas à Leverkusen mais à Gelsenkirchen, on aurait peut-être eu dans les buts Manuel Neuer », s'est-il interrogé.
Lehmann, qui aura 40 ans en novembre, a lancé cette attaque alors qu'il fait campagne depuis un an pour retrouver sa place en équipe d'Allemagne, un an et demi après avoir pris sa retraite internationale après la finale de l'Euro 2008, perdue contre l'Espagne (1-0).
« Mon niveau ne s'est pas détérioré, mais je n'entre plus en compte dans la discussion pour la sélection (...) Il y a 16 mois, je disputais la finale de l'Euro 2008, je dispute la Ligue des champions avec Stuttgart, je n'ai aucune raison de douter de moi », a-t-il martelé.
Lehmann s'en est également pris à son entraîneur à Stuttgart, Markus Babbel, qui lui avait demandé la semaine dernière de « s'abstenir d'être mêlé à des actions houleuses et devenir petit à petit plus relax sur le terrain ».
« Être relax sur le terrain ? Je veux gagner. J'ai grandi dans le bassin de la Ruhr et là-bas avec de la gentillesse, tu n'arrives à rien », a insisté Lehmann.

