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Abdallah et Assad pour un gouvernement libanais d'union, "garant de la stabilité"

Le roi Abdallah d'Arabie et le président syrien Bachar el-Assad ont souligné jeudi l'importance de la formation d'un gouvernement d'union nationale au Liban, lors d'une rencontre à Damas, a indiqué l'agence officielle Sana.

Les deux dirigeants ont souligné "l'importance de l'entente entre les Libanais qui devraient trouver des points communs pour servir l'intérêt du Liban et former un gouvernement d'union nationale" dans ce pays, rapporte Sana.

"Un gouvernement d'union nationale est la base de la stabilité, de l'unité et de la force du Liban", ont-ils ajouté.

Le Liban est sans gouvernement depuis les législatives de juin remportées par le camp dirigé par Saad Hariri.

Les concertations entre la majorité parlementaire soutenue par les États-Unis et l'Arabie saoudite et la minorité appuyée par Damas et Téhéran sur la formation d'un gouvernement d'union traînent en longueur, les deux camps ne parvenant pas à se mettre d'accord sur les portefeuilles.

Cette déclaration sur le Liban a été diversement accueillie à Beyrouth.

Un député du Courant du futur de Saad Hariri, Moustapha Allouche, a estimé qu'elle pouvait aider mais restait "insuffisante".

"Il y a d'autres facteurs intérieurs et extérieurs qui entrent en jeu", a a-t-il dit à l'AFP, citant notamment le rôle de l'Iran à travers le mouvement chiite Hezbollah, à la tête de l'opposition libanaise.

Le député Alain Aoun, du CPL (opposition), s'est lui félicité de cette déclaration qu'il a qualifiée de "positive".

Selon nombre d'analystes, la visite du roi Abdallah à Damas, avait pour objectif de mettre fin aux divergences sur le dossier libanais, mais aussi sur les Palestiniens et les liens stratégiques de la Syrie avec l'Iran.

Le monarque saoudien a quitté dans l'après-midi Damas à l'issue d'une visite de deux jours en Syrie.

Le président Assad et le roi Abdallah ont également appelé, selon Sana, à "l'arrêt des agressions contre le peuple palestinien", "à faire face à la judaïsation de Jérusalem", et "à l'unification des efforts arabes et musulmans pour lever l'embargo" imposé aux Palestiniens.

Par ailleurs, ils se sont dits "attachés à la sécurité et à la stabilité de l'Irak" et ont appelé à la réalisation de la réconciliation nationale "prélude à un Irak indépendant, libre et évolué".

M. Assad et le roi ont décidé d'"oeuvrer pour promouvoir les relations bilatérales" en estimant nécessaire la tenue dans les plus brefs délais du haut comité syro-saoudien.

Selon nombre d'analystes, la visite du roi Abdallah, sa première en Syrie depuis son accession au trône en 2005, avait pour objectif de mettre fin aux divergences entre les deux pays qui se sont opposés sur les dossiers libanais et palestinien ainsi que sur les liens stratégiques de la Syrie avec l'Iran.

Les relations syro-saoudiennes se sont envenimées après l'assassinat en février 2005 de l'ex-Premier ministre libanais Rafic Hariri, un proche de Ryad, dans lequel certains ont vu la main de la Syrie, ancienne puissance de tutelle au Liban qui dément toute implication dans ce drame.

Une première rencontre de réconciliation entre le roi Abdallah, grand allié des États-Unis dans la région et le président syrien Bachar el-Assad dont le pays a entamé un dialogue avec la nouvelle administration américaine, avait eu lieu début 2009 en marge d'un sommet arabe économique à Koweït.

Plus récemment, le président syrien a visité l'Arabie saoudite pour assister le 23 septembre à l'inauguration d'une université de haute technologie.

Autre signe concret de début de normalisation, le royaume saoudien a nommé en juillet un nouvel ambassadeur à Damas, poste vacant pendant un an.


Les deux dirigeants ont souligné "l'importance de l'entente entre les Libanais qui devraient trouver des points communs pour servir l'intérêt du Liban et former un gouvernement d'union nationale" dans ce pays, rapporte Sana.
"Un gouvernement d'union nationale est la base de la stabilité, de l'unité et de la force du Liban", ont-ils ajouté.
Le Liban est sans gouvernement depuis les législatives de juin remportées par le camp dirigé par Saad Hariri.
Les concertations entre la majorité parlementaire soutenue par les États-Unis et l'Arabie saoudite et la minorité appuyée par Damas et Téhéran sur la formation d'un gouvernement d'union traînent en longueur, les deux camps ne parvenant pas à se mettre d'accord sur les...