société ?
Nous avons déjà quatre ou cinq grands chefs de tribu qui décident du sort du pays et qui ont le même pouvoir que le cheikh qui, dans le système tribal, dispose du pouvoir de trancher les litiges de nature civile et de gouverner sur son territoire, et qui de facto doivent rester de son ressort à lui seul. Puis vient le aql, chef du clan, qui est le cerveau exerçant la même fonction judiciaire que le cheikh, mais au niveau du clan. Il ressemble plutôt à un de nos chers députés d'un certain bloc, qui intervient lorsqu'il voit son chef en contradiction avec les faits et les preuves. Quant à nos juges, avec les divers grands crimes jamais identifiés, ils ressemblent au urrâf, qui dispose du pouvoir d'examiner et de juger en appel toutes les requêtes examinées auparavant par le cerveau ou le cheikh, mais sans jamais trancher ni découvrir la
vérité.
Enfin, certains de nos politiciens qui aiment, selon les saisons, changer de clan du 8 au 14 Mars, et aussi ceux qui se considèrent nouvellement neutres ressemblent au « daw-shan » ou l'éclaireur, qui a pour mission de transmettre les propositions et sert d'intermédiaire dans les négociations entre les parties.
Le plus important dans tout ce système est de préserver l'hérédité, une qualité - si l'on peut dire - dont la plupart des hommes de notre nouvelle justice tribale libanaise héritent. Triste pays.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef