Et attendre, et attendre... Objets volants non identifiés, et le « s » est juste là pour nous rappeler que c'est au pluriel... Y en a plein, un tas qui arrivent, et nous sommes excités.
Oranges de surcroît...
C'est une conspiration, dirait une partie plurielle aussi du pays...
Si, si... c'est une conspiration.
Mais regardez bien, bon sang... Un tsunami n'arrive jamais tout seul. Il faut qu'il y ait débarquement. Ou alors tout simplement envahissement. D'un ministère par exemple... Ou de plusieurs si possible.
Mais on ne va pas parler de politique aujourd'hui... On va plutôt imaginer une situation qui pourrait juste nous faire sourire face à l'ébahissement général qu'on retrouve sur toutes les chaînes locales.
Et là, franchement... Il ne nous manquait plus que ça.
Que du bonheur....
Imaginer des extraterrestres arriver d'une planète voisine et les accueillir bras grands ouverts. Imaginer le paysage pour quelques instants.
Mais ils sont fous, ces Libanais... Ah ! Si seulement Obélix avait existé... Enfin, comme les extraterrestres qui débarquent bientôt, il aurait très bien pu le dire, en regardant un Astérix perplexe : « Mais ils sont fous, ces Libanais. »
On se croirait en plein délire.
À moins que nos extraterrestres soient aussi sympathiques que « La Denrée » de la planète Oxo et que nous soyons aussi hospitaliers qu'un Louis de Funès singeant des onomatopées à nous crever tous les abcès de rire.
J'imagine déjà la situation et le plan d'accueil.
Un président de la République en premier plan pour éviter tout incident diplomatique. Un Premier ministre qui prépare déjà le menu d'un dîner riche en saveur et des députés qui affluent de partout, et, étant très visionnaires, sans attendre l'intervention d'un devin, voient déjà nos extraterrestres devenir les électeurs de demain.
Il faut absolument être de la « party » et saluer les voix de l'avenir d'une nation qui n'a malheureusement ni queue ni tête, et dont on ne connaît plus ni l'envers ni l'endroit.
Scénario mirobolant, voire même rocambolesque.
Et pourquoi pas ?
Je vous le demande.
On s'installerait à la même table, d'union nationale, pour rester dans le socialement correct, immensément ronde, de surcroît, devant un taboulé bien garni et un verre d'arak « baladi » bien de chez nous.
Un mezzé interminable et riche en saveurs puisque nous, Libanais, quand on reçoit, on reçoit comme il faut, et on ne fait pas dans le n'importe comment...
Et après quelques verres, au son des glaçons qui n'ont même pas le temps de fondre, le Parlement et tous ses membres se voient en train de danser une « dabké » pour rester dans la tradition et le folklore national.
À nous seuls, on fait un peu plus d'ambiance qu'un Louis de Funès et ses gendarmes de Saint-Tropez. Et même sans bikini.
Croyez-moi, quand je vous dis que nos extraterrestres n'ont pas fini d'être surpris, et seront ravis de partager ce repas et d'entreprendre des relations inter-galactico-sarcastiques, aux couleurs d'un tarbouch rouge, indépendant et libre.
Chose dite, chose promise et chose faite...
Tant de choses pour un si petit pays. Tant de projets aussi. Et vu que le monde entier se mêle de notre politique intérieure, l'espace aussi y trouvera son compte, sinon ça serait du gâchis. Nous sommes ouverts, de plein cœur et de plein gré.
Puisque ne trouvant pas de compromis entre nous pour former notre gouvernement, qui s'étend et qui s'étend, on pourrait très bien s'attendre à leur intervention. On a eu des Paris et des dos de chameau, pourquoi ne pas avoir des ovnis urgentistes qui viendraient à la rescousse ?
Je vous le demande.
Et pourquoi pas ?
On pourrait même leur demander un petit prêt, histoire de nous endetter encore plus et de régler la note du traiteur qui nous a livré le bon dîner.
Au final, même si nous résistons encore et toujours à l'envahisseur comme le diraient certains, en cas de guerre régionale, nous pourrons même immigrer chez eux à l'instar des pays arabes. Ça pourrait être gai, voire même jovial.
Ils ont peut-être une danse traditionnelle un peu olé olé, ou alors de l'arak... pas aussi bon que le nôtre, je vous l'accorde, mais ça pourrait être une expérience.
Et pourquoi pas ?
Alors, attendons... Attendons.
Nous ne sommes pas fous, nous Libanais.
Ils arrivent.
Et ce n'est que du bonheur.
En réponse à notre folie et à ce cher Obélix qui un jour berça mon enfance.
Alea jacta est.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef