Les intervenants ont accordé une attention toute particulière aux licenciements d'une cinquantaine d'employés au quotidien an-Nahar. Ils ont précisé que le conseil de l'ordre n'est pas habilité à se mêler des affaires financières des institutions de presse qui sont des institutions privées, tout en estimant qu'il est du droit de chaque organe de presse de prendre des mesures pour prévenir une fermeture totale. Ils ont enfin insisté sur la nécessité de respecter les droits des personnes licenciées.
L'association SKeyes
Il convient d'indiquer dans ce cadre que l'association libanaise SKeyes pour la défense de la liberté d'expression et de pensée a organisé hier après-midi une rencontre de solidarité avec les journalistes et employés licenciés, en présence du ministre de l'Information Tarek Mitri et de plusieurs des confrères concernés par les licenciements et de nombreux journalistes et intellectuels.
Le ministre Mitri est intervenu à cette occasion pour souligner qu'il avait entrepris ces derniers jours des contacts avec les responsables concernés afin de trouver une issue honorable à cette affaire. M. Mitri a également rappelé qu'il avait déjà souligné, il y a quelque temps, la nécessité de réorganiser le secteur de la presse et des médias sur des bases solides afin d'éviter précisément ce genre de crise. Le ministre a d'autre part déclaré qu'il était disposé à ouvrir les portes de son ministère en vue de trouver une issue au problème causé par les licenciements.
Notons que dans un communiqué publié il y a quelques jours à ce propos, l'association SKeyes avait préconisé l'adoption de mesures « juridiques et civilisées, similaires à celles déjà adoptées par les médias occidentaux » au cas où certains organes de presse ou médias seraient confrontés à de sérieuses difficultés financières. L'association a notamment préconisé à cet égard d'ouvrir la voie aux démissions volontaires, accompagnées d'indemnités substantielles, de réduire les salaires trop élevés avant de procéder aux licenciements, et de former une commission regroupant les parties concernées afin de fixer des critères permettant de mener, sur des bases rationnelles, une opération de redressement financier pouvant englober certains licenciements qui seraient alors étudiés, au cas par cas, sur des bases professionnelles.


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