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Liban

« J’espère me tromper ! » lance un Fatfat toujours méfiant

Le député Ahmad Fatfat reste circonspect et pense que, quels que soit les signes d'ouverture donnés par l'opposition, son attitude lorsqu'on abordera les noms des ministrables restera inchangée. « J'espère me tromper ! » a-t-il lancé.
Prenant la parole au cours d'une réunion préparatoire aux élections municipales, le parlementaire a assuré que les consultations de Saad Hariri étaient « sérieuses » et que le chef du gouvernement y a abordé toutes les questions importantes, qu'elles soient locales, régionales ou internationales.
Pour une fois, ces consultations n'étaient pas « de pure forme », a-t-il estimé. Toutefois, M. Fatfat a décelé « des signes contradictoires » au sein de l'opposition. Pour leur côté négatif, il s'est référé à des articles parus dans la presse syrienne affirmant que le système politique libanais est moribond, voire « cliniquement mort ». Et de s'interroger sur le « régime policier syrien » en se demandant si ce régime avait, lui, prouvé sa vitalité économique ou politique.
Le député a également considéré comme parfaitement « risibles » les propos syriens sur le seuil de pauvreté au Liban, quand le revenu individuel per capita en Syrie est de 2 000 dollars/an, alors qu'au Liban, il se situe entre 6 500 et 7 000 dollars/an.
Pour le parlementaire, les armes du Hezbollah sont « le seul problème » du régime libanais, l'unique raison pour laquelle « ce régime est grippé ».
« Il existe une majorité et une minorité, a ajouté M. Fatfat, sinon pourquoi aurions-nous organisé des élections ? Lorsque M. Samir Geagea a demandé la formation d'un gouvernement indépendamment de la formule 15-10-5, il a été accusé de chercher à faire obstruction au Premier ministre. Mais ceux qui font véritablement obstruction sont ceux qui ont rejeté la formule si avantageuse pour eux présentée d'abord par le Premier ministre désigné, au point que certains pôles de la majorité y avaient trouvé des objections. »
« Je souhaite me tromper, a-t-il enchaîné, mais je pense que lorsqu'il sera question de distribuer les portefeuilles et de former le gouvernement, les mêmes obstacles surgiront et gripperont la machine. »
Le député Ahmad Fatfat reste circonspect et pense que, quels que soit les signes d'ouverture donnés par l'opposition, son attitude lorsqu'on abordera les noms des ministrables restera inchangée. « J'espère me tromper ! » a-t-il lancé.Prenant la parole au cours d'une réunion préparatoire aux élections municipales, le parlementaire a assuré que les consultations de Saad Hariri étaient « sérieuses » et que le chef du gouvernement y a abordé toutes les questions importantes, qu'elles soient locales, régionales ou internationales.Pour une fois, ces consultations n'étaient pas « de pure forme », a-t-il estimé. Toutefois, M. Fatfat a décelé...
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