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Moyen Orient et Monde - Irak

Maliki forme une coalition multiconfessionnelle pour les législatives

Le Premier ministre irakien chiite Nouri al-Maliki a annoncé hier la formation d'une large coalition multiconfessionnelle en vue des législatives de janvier 2010, une étape qu'il a qualifiée de « tournant historique » pour l'avenir du pays. Cette coalition, qui se veut nationaliste, comprend 40 mouvements et courants politiques, des membres des communautés sunnite, chiite, kurde et chrétienne, tout comme des indépendants et des libéraux. M. Maliki a par ailleurs promis aux électeurs un Irak « loin de toute dictature, du système des quotas (communautaires) et du confessionnalisme », et qui favorisera « l'intégrité, l'efficacité et le professionnalisme ». Cette coalition « sera au service du peuple irakien et réalisera toutes ses ambitions en construisant un État indépendant, fédéral, qui garantira la liberté, la justice, l'égalité et la souveraineté pour les Irakiens », a-t-il encore indiqué.
M. Maliki a également réussi à rallier d'importants chefs tribaux sunnites, comme le chef de la tribu des Doulaïmis, Ali Hatem al-Soulaïmane, ainsi que Saad Fawzi Abou Richa, dont la tribu a participé au combat ayant permis de défaire el-Qaëda dans la province d'al-Anbar. « Nous avons trouvé qu'il existe (dans la coalition) une réelle tentative de combattre le confessionnalisme et de promouvoir l'union nationale », a affirmé à l'AFP Hachem al-Hassani, un sunnite et ancien président du Parlement.
M. Maliki souhaite tirer profit de sa victoire aux élections provinciales de janvier 2009, scrutin pour lequel il avait constitué ses propres « listes de l'État de droit ».
En décidant de se lancer dans la course aux législatives, ce chiite conservateur devenu Premier ministre en mai 2006 a rompu l'union sacrée chiite qui avait remporté les premières législatives de l'après-Saddam Hussein, en janvier 2005. L'Alliance unifiée irakienne (AUI), composée de tous les partis chiites dont le Conseil suprême islamique en Irak (CSII), avait permis à la communauté chiite, qui représente environ 60% de la population irakienne, d'accéder au pouvoir, pour la première fois depuis le début du XXe siècle. Ces partis, depuis le CSII proche de l'Iran jusqu'aux partisans du chef radical Moqtada Sadr, ont annoncé en août leur regroupement au sein d'une nouvelle Alliance nationale irakienne (ANI). M. Maliki a refusé la répartition proposée par le CSII dans l'ANI, arguant qu'elle ne reflétait plus la nouvelle réalité politique du pays après la victoire de ses listes aux provinciales.

Le Premier ministre irakien chiite Nouri al-Maliki a annoncé hier la formation d'une large coalition multiconfessionnelle en vue des législatives de janvier 2010, une étape qu'il a qualifiée de « tournant historique » pour l'avenir du pays. Cette coalition, qui se veut nationaliste, comprend 40 mouvements et courants politiques, des membres des communautés sunnite, chiite, kurde et chrétienne, tout comme des indépendants et des libéraux. M. Maliki a par ailleurs promis aux électeurs un Irak « loin de toute dictature, du système des quotas (communautaires) et du confessionnalisme », et qui favorisera « l'intégrité, l'efficacité et le professionnalisme ». Cette coalition...
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