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Ahmadinejad défie de nouveau les grandes puissances avant Genève

Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad, adoptant toujours un ton de défi sur le nucléaire, a affirmé mercredi que son pays sortirait indemne de la réunion de Genève quelle qu'en soit l'issue et dénoncé les exigences d'un accès au nouveau site d'enrichissement.

Ces déclarations surviennent alors que le négociateur en chef du dossier nucléaire iranien Saïd Jalili s'est rendu à Genève en affichant son intention d'aborder de manière "positive" les négociations cruciales jeudi avec les six grandes puissances, liées au programme nucléaire controversé de l'Iran.

"Les négociateurs peuvent sûrement adopter la politique qu'ils veulent, mais cela ne nous causera aucun dommage", a dit M. Ahmadinejad cité par l'agence iranienne Fars. "L'Iran s'est préparé à toutes les situations et notre nation a appris durant les 30 dernières années à tourner toute situation en sa faveur".

Les révélations le 25 septembre sur un deuxième site d'enrichissement d'uranium en Iran ont jeté une ombre sur la réunion de Genève qui sera dirigée par M. Jalili et le diplomate en chef européen Javier Solana, en présence de représentants du groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Russie, Royaume-Uni, Allemagne).

Selon le président ultraconservateur, les discussions de Genève, les premières du genre depuis 14 mois, sont aussi "une occasion exceptionnelle pour les États-Unis et certains pays européens de rectifier leur façon de traiter avec les autres nations".

Il s'en est pris aux dirigeants de pays qui ont exigé un accès rapide de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) au nouveau site d'enrichissement d'uranium, en cours de construction dans une zone montagneuse au sud de Téhéran.

"Les dirigeants de ces pays ont commis une erreur historique en faisant des commentaires sur la nouvelle usine. Après cela ils ont dit que l'Iran devrait autoriser l'accès au site le plus tôt possible. Mais qui êtes vous pour dire quoi faire à l'agence et à l'Iran?" a-t-il dit selon la télévision d'État.

C'est le groupe 5+1 qui a appelé l'Iran à ouvrir à l'AIEA son nouveau site.

L'Iran, qui insiste sur le caractère civil de son programme nucléaire et estime comme son droit "souverain" d'acquérir la technologie nucléaire civile, a ensuite annoncé que le site serait placé sous supervision de l'AIEA et qu'il "informerait prochainement" cette agence du calendrier de son inspection.

Les Occidentaux, qui en revanche voient leurs soupçons sur les ambitions militaires nucléaires de l'Iran renforcés après les révélations sur l'existence du nouveau site d'enrichissement, ont brandi la menace de nouvelles sanctions et répété que l'option militaire demeurait sur la table.

L'uranium enrichi sert de combustible pour les centrales nucléaires mais entre également, à un degré d'enrichissement très élevé, dans la fabrication de la bombe atomique. L'Iran est sous le coup de trois résolutions de l'ONU assorties de sanctions pour son refus de suspendre l'enrichissement.

Pour le directeur général sortant de l'AIEA, Mohamed El Baradei, l'Iran est "du mauvais côté de la loi" pour ne pas avoir déclaré ce nouveau site "le jour où il a décidé de commencer la construction".

Parlant à des journalistes à l'aéroport de Téhéran, M. Jalili, réputé proche de M. Ahmadinejad, a affirmé se rendre à Genève "pour cette négociation avec une approche positive. J'espère qu'elle sera aussi l'occasion pour les autres" d'adopter cette même approche.

Un conseiller de M. Ahmadinejad, Ali Akbar Javanfekr, a mis en garde contre tout recours à "la force et à l'intimidation" lors des discussions.


Ces déclarations surviennent alors que le négociateur en chef du dossier nucléaire iranien Saïd Jalili s'est rendu à Genève en affichant son intention d'aborder de manière "positive" les négociations cruciales jeudi avec les six grandes puissances, liées au programme nucléaire controversé de l'Iran.
"Les négociateurs peuvent sûrement adopter la politique qu'ils veulent, mais cela ne nous causera aucun dommage", a dit M. Ahmadinejad cité par l'agence iranienne Fars. "L'Iran s'est préparé à toutes les situations et notre nation a appris durant les 30 dernières années à tourner toute situation en sa faveur".
Les révélations le 25 septembre sur un deuxième site d'enrichissement...