Licenciement collectif à « an-Nahar » : remous dans les milieux journalistiques
OLJ /
le 30 septembre 2009 à 00h19
Le licenciement par notre confrère an-Nahar de près d'une cinquantaine d'employés, dont des journalistes de renom, a suscité hier de vifs remous dans les milieux de la presse. Selon SKeyes (le centre de défense des libertés médiatiques et culturelles), l'administration du quotidien préfère garder le silence sur cette affaire en attendant d'avoir éclairci la question avec les personnes concernées. Le directeur de la rédaction, Ghassan Hajjar, s'est contenté de déclarer que cette démarche s'inscrit dans le cadre d'un plan de réforme structurelle que toute institution doit adopter, ajoutant que les portes de l'administration sont ouvertes à tous les employés licenciés qui désirent obtenir des explications. M. Hajjar avait expliqué à une chaîne de télévision que le quotidien traverse une grave crise financière et tente de rééquilibrer son budget. Il a précisé que le licenciement est basé sur une étude étrangère qui avait constaté que le quotidien souffrait d'un surplus d'employés et qu'il fallait réduire le nombre de ceux-ci de 300 à 220. Pour l'instant, l'administration s'est contentée de licencier 50 salariés, mais le directeur de la rédaction n'a pas exclu la possibilité de faire un nouveau train de licenciements au début de 2010. SKeyes a tenté d'entrer en contact avec certains des employés licenciés. Jean Karam a ainsi déclaré que la situation n'est pas encore claire, alors qu'un journaliste qui a préféré garder l'anonymat a précisé que le prétexte de la crise financière ne tient pas puisque certains licenciés travaillent dans des sections qui sont très prisées et d'autres se rendent régulièrement à leur travail. De son côté, May Daher-Yaacoub a affirmé que le licenciement englobe des noms de poids, ajoutant qu'un certain « chaos règne au journal en raison de l'absence de critères clairs dans le choix des personnes licenciées au point que les facteurs professionnels, politiques et personnels s'entremêlent ». L'ordre de la presse a toutefois refusé de commenter la décision d'an Nahar, alors que l'association Journalistes sans violence a déploré cette procédure et l'absence d'un syndicat actif qui pourrait protéger les intérêts des journalistes. Enfin, l'avocat Jamil Gebrane a déclaré à SKeyes qu'un licenciement collectif de cette ampleur nécessite des conditions réelles de déficit budgétaire suffisamment importantes pour justifier une telle décision, laquelle doit être notifiée au ministère du Travail et à celui des Affaires sociales. SKeyes rappelle que le dernier train de licenciements au quotidien an-Nahar a eu lieu avant que Gebran Tuéni ne prenne en charge le quotidien et que 47 rédacteurs avaient alors été renvoyés, dont certains avaient intenté un procès contre le journal et obtenu gain de cause.
Le licenciement par notre confrère an-Nahar de près d'une cinquantaine d'employés, dont des journalistes de renom, a suscité hier de vifs remous dans les milieux de la presse. Selon SKeyes (le centre de défense des libertés médiatiques et culturelles), l'administration du quotidien préfère garder le silence sur cette affaire en attendant d'avoir éclairci la question avec les personnes concernées. Le directeur de la rédaction, Ghassan Hajjar, s'est contenté de déclarer que cette démarche s'inscrit dans le cadre d'un plan de réforme structurelle que toute institution doit adopter, ajoutant que les portes de l'administration sont ouvertes à tous les employés licenciés qui désirent obtenir des...
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