Les députés du CPL Ibrahim Kanaan et Alain Aoun ont annoncé hier que le dialogue qui doit reprendre, jeudi, entre le Premier ministre désigné, Saad Hariri, et le général Michel Aoun portera sur les notions constitutionnelles de participation et de représentation, « dans l'espoir de parvenir à un espace politique commun entre les blocs parlementaires ».
Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, Mohammad Raad, a estimé hier que « les éléments pour la formation du gouvernement existent ; il ne manque que la volonté du chef du gouvernement désigné, auquel il est demandé de briller dans la distribution des portefeuilles et des ministres, pour que voie le jour le gouvernement qui sauvera le Liban ».
M. Raad a de nouveau affiché sa préférence pour la formule 15-10-5, estimant qu'il s'agissait « de la meilleure formule, parce que notre pays est divisé (...), sur la manière de traiter avec l'ennemi israélien, ses menaces et ses agressions, et qu'une prolongation (de cette division) n'est plus souhaitable ».
Selon le parlementaire, un gouvernement d'union nationale au sein duquel tout le monde serait engagé par « un minimum convenu » au sujet de la manière de traiter avec Israël peut favoriser « le dialogue, la discussion et l'échange d'expériences » entre les différents groupes politiques.
« Si nous prônons la force, a-t-il poursuivi, c'est pour défendre notre présence, et non pour agresser quiconque. Certes, nous édifions nos forces, mais non pour fourvoyer le Liban dans des guerres ; nous ne sommes pas des amateurs de guerre, mais nous renforçons nos capacités pour prévenir une guerre contre le Liban. »
Pour sa part, le député Hassan Khalil (Amal) a critiqué le discours du chef des Forces libanaises, Samir Geagea, et appuyé l'approche du président de la République.
Selon le parlementaire, M. Geagea « invoque les grands principes nationaux et, tout d'un coup, se contredit et revient à une logique de division qui sape les fondements consensuels de la patrie ».
« La logique de la division signifie la fin du Liban », a mis en garde le député, qui a rendu hommage aux positions proclamées par le chef de l'État à la tribune de l'ONU et à son insistance pour la formation d'un gouvernement d'union nationale, et appelle toutes les parties « à ne plus perdre de temps », sachant que trois bons mois sont déjà passés, sans qu'un gouvernement n'ait été formé.
M. Khalil a conclu son discours en demandant que « le climat positif » créé par le rapprochement saoudo-syrien soit mis à profit pour faire avancer le processus de formation du nouveau gouvernement, sans pour autant rejeter sur des facteurs externes la responsabilité de l'échec des efforts visant à former un gouvernement d'union.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine