"J'ai souligné notre souhait qu'un nouveau gouvernement soit formé très rapidement", a dit M. Fillon lors d'une conférence de presse. "Il est urgent qu'un gouvernement de large rassemblement puisse être formé."
"Les élections législatives se sont tenues en juin dernier dans des conditions dont il faut reconnaître qu'elles ont été exemplaires", a-t-il ajouté. "Les électeurs libanais sont donc en droit d'attendre qu'un gouvernement issu de ces élections s'attelle aux défis du pays."
M. Fillon, qui est arrivé dimanche dans la capitale libanaise, s'est notamment entretenu lundi avec le président de la République Michel Sleiman, le Premier ministre sortant Fouad Siniora, le président du Parlement Nabih Berry et le chef de la majorité parlementaire Saad Hariri, qui a été chargé de former un gouvernement.
Le Liban est sans gouvernement depuis les législatives du 7 juin remportées par la coalition soutenue par l'Occident et dirigée par M. Hariri, en raison de divergences entre ce camp et celui mené par le Hezbollah --appuyé par Damas et Téhéran-- sur la constitution d'un cabinet d'union.
Le Premier ministre désigné a entamé la semaine dernière une nouvelle série de consultations après avoir échoué une première fois à former un gouvernement.
Dans le camp de la majorité, on indiquait lundi avant la rencontre entre MM. Fillon et Hariri que ces négociations étaient sur une voie "positive".
"Le camp d'en face semble mieux disposé", a-t-on déclaré de même source, en saluant les contributions de la France, de la Jordanie et des États-Unis pour sortir du blocage.
M. Fillon a de son côté réaffirmé que la France "resterait quoi qu'il arrive au côté du Liban pour assurer sa sécurité".
"La France maintiendra sa participation à la Finul, dont nous sommes le deuxième contributeur et qui est aujourd'hui un facteur essentiel de stabilisation du sud du Liban", a dit le Premier ministre, en évoquant la force de l'ONU déployée dans le sud du pays près de la frontière israélienne.
"J'ai également rappelé notre attachement à la mise en oeuvre de la résolution 1701 qui demeure une référence incontournable et notre soutien au Tribunal spécial pour le Liban qui doit continuer d'oeuvrer en toute indépendance à la lutte pour la justice et contre l'impunité", a dit M. Fillon. Il se référait à la résolution de l'ONU qui a mis fin au conflit entre Israël et le Hezbollah en 2006 et à la juridiction chargée de juger les auteurs de l'assassinat de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri en 2005.
M. Fillon, dont c'est la troisième visite au Liban en tant que Premier ministre, devait quitter le pays en fin d'après-midi.
"Les élections législatives se sont tenues en juin dernier dans des conditions dont il faut reconnaître qu'elles ont été exemplaires", a-t-il ajouté. "Les électeurs libanais sont donc en droit d'attendre qu'un gouvernement issu de ces élections s'attelle aux défis du pays."
M. Fillon, qui est arrivé dimanche dans la capitale libanaise, s'est notamment entretenu lundi avec le président de la République Michel Sleiman, le Premier ministre sortant Fouad Siniora, le président du Parlement Nabih Berry et le...


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