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Liban

À l’exception de Bassil, le ton est plus conciliant chez l’opposition

Dans les rangs de l'opposition, même si les réactions au deuxième round de consultations parlementaires engagées par le Premier ministre désigné, Saad Hariri, restent quelque peu mitigées, de manière générale, elles restent plus positives que celles qui avaient ponctué et suivi le premier round. Les députés eux-mêmes le reconnaissent.
Au cours du week-end, le ministre sortant des Télécommunications, Gebran Bassil a été le plus véhément. S'exprimant au cours d'un dîner villageois à Batroun, il s'est interrogé au sujet de « l'intérêt de consacrer des usages et des principes qui ne sont pas prévus par la Constitution ». Estimant que Taëf a transféré les prérogatives du président de la République au Conseil des ministres, il a jugé anticonstitutionnel le fait que des députés confient au Premier ministre désigné le soin de nommer des membres de son équipe. « Nous transformons de la sorte le chef du gouvernement en un président dirigeant les ministres et nous lui accordons ainsi le droit de leur demander des comptes, ce qui est anticonstitutionnel », a insisté M. Bassil, avant d'indiquer que le CPL et le Bloc de la réforme et du changement « n'accepteront, en tenant compte d'un partenariat authentique, que des portefeuilles qui reflètent la volonté des chrétiens qu'ils représentent et leur poids au sein des institutions ». « Partant, qu'est-ce qui nous empêche d'avoir en même temps le ministère des Télécommunications et celui de l'Éducation ? » s'est-il interrogé.
Plus pondéré, le député Alain Aoun a indiqué dans une interview à la télévision que les consultations parlementaires « se déroulent différemment, dans le calme et de façon positive », en insistant sur l'importance de la trêve médiatique. Après avoir annoncé qu'une nouvelle rencontre est prévue jeudi avec M. Hariri, il a mis l'accent sur la volonté du CPL d'« accorder une nouvelle chance au dialogue qui pourrait régler une partie du problème, dont celle de la crise de confiance ». M. Aoun a considéré que le débat autour de la formation du gouvernement « pourrait être l'occasion d'expliquer comment cette échéance devrait se dérouler ».
Le ton est tout aussi conciliant dans les rangs du Bloc parlementaire du développement et de la libération de M. Nabih Berry. Les députés qui se sont exprimés hier au sujet du gouvernement ont tous souligné la détermination de leur bloc à coopérer avec M. Hariri en vue d'aboutir à la formation du gouvernement d'union nationale et estimé que le nouveau round de concertations semble « meilleur » que le précédent. Il s'agit notamment de MM. Yassine Jaber, Anouar el-Khalil, qui a par ailleurs insisté sur le maintien de la formule 15-10-5, Ali Hassan Khalil, Hani Kobeyssi et Ali Khreiss.
Tous ont également mis l'accent sur l'importance du rapprochement syro-saoudien et sur son impact positif sur la situation au Liban.

Dans les rangs de l'opposition, même si les réactions au deuxième round de consultations parlementaires engagées par le Premier ministre désigné, Saad Hariri, restent quelque peu mitigées, de manière générale, elles restent plus positives que celles qui avaient ponctué et suivi le premier round. Les députés eux-mêmes le reconnaissent.Au cours du week-end, le ministre sortant des Télécommunications, Gebran Bassil a été le plus véhément. S'exprimant au cours d'un dîner villageois à Batroun, il s'est interrogé au sujet de « l'intérêt de consacrer des usages et des principes qui ne sont pas prévus par la Constitution ». Estimant que Taëf a...
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