« Je n'ai convoqué personne à Paris, a-t-il dit. Ni le président (Sarkozy) ni moi. J'ai dit que je les avais déjà invités à Paris alors qu'ils faisaient partie du gouvernement. Le président Sarkozy et moi-même avons vu le président Sleiman. Nous lui avons dit que nous étions prêts à l'aider, mais nous n'avons pas du tout convoqué des ministres du Hezbollah. Pas du tout. C'est absolument faux. Ce n'est pas utile pour le moment. Je ne veux pas me mêler de la composition d'un gouvernement qui est du ressort de M. Saad Hariri. Quand même ! » s'est exclamé, visiblement offusqué, le chef du Quai d'Orsay lors d'une réunion privée avec la presse internationale, portant essentiellement sur la découverte d'un nouveau site nucléaire militaire en Iran et les conséquences d'une telle découverte.
Sur un autre plan, le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa, a appuyé inconditionnellement hier la position du président Sleiman au sujet de l'implantation des Palestiniens au Liban.
« Tout d'abord, a-t-il dit, le président Sleiman est en train de parler en notre nom à tous. Ce qu'il a déclaré est sage et nous continuerons à l'appuyer non seulement du point vue politique et économique, mais dans tous les domaines. Car le Liban est une porte d'entrée importante au Moyen-Orient et mérite la paix et la stabilité. »
« Le président libanais a fait de cette question son cheval de bataille, a indiqué par sa part une source diplomatique arabe à L'Orient-Le Jour, il l'a exprimé dans son discours d'investiture, dans sa déclaration lors du Sommet de la francophonie, l'an dernier à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU, cette année à cette même tribune, ainsi que lors de ses nombreuses rencontres et discussions avec les différents leaders internationaux. Cette position reste ferme et inchangée. »
Le secrétaire général de la Ligue arabe a par ailleurs réaffirmé, dans une conférence de presse, la position de la Ligue arabe à l'égard d'une reprise des pourparlers de paix, telle que proposée dans le discours du président américain Barack Obama, à l'ONU, mercredi dernier.
Il a réitéré les trois conditions sine qua non d'un reprise du processus de paix : la question de Jérusalem, le droit au retour de Palestiniens et la question des armes nucléaires au Moyen-Orient.


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