Arslane : Nous vivons une crise de régime à l’ombre d’un archipel confessionnel
OLJ /
le 22 septembre 2009 à 01h12
La cérémonie de commémoration du premier anniversaire de l'assassinat de cheikh Saleh Aridi a été l'occasion pour le chef du Parti démocratique libanais, l'émir Talal Arslane, d'attirer l'attention des Libanais sur l'existence d'une crise de régime. Devant un parterre officiel et politique, comprenant notamment le ministre Ghazi Aridi représentant le président Sleiman, le député Abdel Magid Saleh représentant le président de la Chambre et le ministre Mario Aoun représentant Fouad Siniora, alors que le député Mohammad Hajjar représentait le Premier ministre pressenti Saad Hariri, et le député Akram Chehayeb le leader druze Walid Joumblatt. De son côté, le secrétaire général du Hezbollah avait envoyé le député Ali Ammar, et le général Michel Aoun avait dépêché Alain Aoun, alors que le président Amine Gemayel s'était fait représenter par le député Fadi el-Habre. En fait, toutes les formations et les institutions étatiques avaient envoyé des représentants. Ce qui n'a pas empêché l'émir Talal Arslane de dénoncer violemment l'incapacité de l'État à fédérer les citoyens et à produire un modèle convaincant de régime viable. L'émir Arslane a rappelé avoir réclamé à trois reprises une enquête poussée sur l'assassinat de Saleh Aridi « pour qu'au moins dans un seul cas, l'État puisse montrer qu'il tient une piste réelle », mais qu'il n'a pas été entendu. Selon le chef druze, la situation actuelle va bien au-delà d'une crise gouvernementale, il s'agit d'une crise de régime, celui-ci ayant poussé son dernier soupir et étant devenu incapable d'unifier la population autour d'un projet fédérateur. L'émir Arslane a ajouté que le régime actuel est devenu incapable de se protéger lui-même et la population s'est transformée en un archipel de confessions, alors que le pays tourne à vide dans un cercle vicieux mortel. Il a ensuite estimé que les trois ciments du peuple sont inexistants : les libertés publiques et individuelles, l'unité du peuple et de l'État, et la paix civile aujourd'hui sérieusement menacée.
La cérémonie de commémoration du premier anniversaire de l'assassinat de cheikh Saleh Aridi a été l'occasion pour le chef du Parti démocratique libanais, l'émir Talal Arslane, d'attirer l'attention des Libanais sur l'existence d'une crise de régime. Devant un parterre officiel et politique, comprenant notamment le ministre Ghazi Aridi représentant le président Sleiman, le député Abdel Magid Saleh représentant le président de la Chambre et le ministre Mario Aoun représentant Fouad Siniora, alors que le député Mohammad Hajjar représentait le Premier ministre pressenti Saad Hariri, et le député Akram Chehayeb le leader druze Walid Joumblatt. De son côté, le secrétaire...
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