Peu de temps après, c'est le député Michel Aoun qui a également opté pour une déclaration laconique (voir par ailleurs), après s'être également abstenu de nommer Saad Hariri à la tête du prochain gouvernement.
Le bloc du Hezbollah a lui aussi choisi de ne pas se prononcer, et le chef du bloc Mohammad Raad a clairement fait savoir après s'être réuni avec le président Sleiman que lui et l'ensemble des députés du Hezb restaient « prêts à coopérer pour mettre en place un gouvernement d'union nationale capable de réaliser un véritable partenariat dans le pays ».
La position de la majorité
Mais la première partie de ces consultations obligatoires a aussi été marquée par un soutien apporté par le vice-président du Parlement, Farid Makary, l'ancien Premier ministre Nagib Mikati et le député Michel Murr à Saad Hariri. M. Makary a ainsi insisté, à l'issue de la réunion qu'il a eue avec le président de la République, sur la libanisation de la crise, arguant du fait qu'il n'était pas nécessaire « de rechercher une solution à la crise, en regardant par-delà les frontières ». Il a également souligné que « la paralysie » qui sévit actuellement sur le plan politique dénote « un manque de respect pour la stabilité du Liban et pour l'intérêt des Libanais ». « Ceux qui sont à l'origine de cette situation doivent se récuser », a-t-il ajouté, avant de marteler que « la formation du gouvernement doit rester une affaire interne ». « Nous accordons notre confiance à Saad Hariri et nous espérons que le même scénario ne se reproduira pas. Si tel est le cas, il sera nécessaire cette fois de ne pas laisser le pays devenir otage de ceux qui, en connaissance de cause ou non, font le jeu des forces régionales », a aussi déclaré le vice-président de la Chambre.
Pour Nagib Mikati, il est nécessaire que « toutes les forces politiques œuvrent du mieux qu'elles le peuvent pour venir à bout des obstacles qui empêchent la formation du nouveau gouvernement, parce que nous avons grandement besoin d'un cabinet à l'aune des circonstances difficiles que traversent le pays et la région ». « J'ai également souhaité qu'un changement soit opéré dans les heures qui viennent concernant certaines positions », a relevé M. Mikati.
Le député Michel Murr a lui aussi nommé Saad Hariri au poste de Premier ministre.
Les blocs de la Rencontre démocratique, présidé par Walid Joumblatt, du parti Kataëb, présidé par Samy Gemayel, et des Forces libanaises, présidé par Sethrida Geagea, de même que le bloc de Zahlé, présidé par Nicolas Fattouche, ont également nommé Saad Hariri pour prendre les rênes du prochain gouvernement.
Mme Geagea a déclaré, au terme de l'entrevue avec le président de la République, que le bloc des Forces libanaises a nommé une nouvelle fois Saad Hariri, car « ce dernier a prouvé qu'il demeure attaché aux constantes de la révolution du Cèdre et du 14 Mars, mais également aux fondements de l'union nationale ».


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine