M. Aridi a d'autre part écarté l'éventualité d'un gouvernement de « technocrates », l'estimant « difficile dans la phase actuelle ».
Pour Salim Salhab, membre du Bloc du changement et de la réforme, conduit par le général Michel Aoun, « la règle impose à Saad Hariri de ne pas accepter d'être nommé une seconde fois, surtout que son désistement était intervenu après 75 jours de tentatives infructueuses ».
Le député Ali Khreiss, membre du bloc dirigé par le président de la Chambre, Nabih Berry, a souligné qu'il « ne saurait être question de remettre en cause la formule 15-10-5, agréée par toutes les parties ».
« Poser de nouvelles formules reviendrait à rendre la situation plus compliquée et à occasionner une perte de temps », a-t-il dit.
Alaeddine Terro, député PSP du Chouf, a estimé que l'opposition « devrait prendre conscience de la gravité de la situation intérieure et extérieure, et cesser de lier le sort de l'échéance gouvernementale à des États étrangers ou à des dossiers tels que le tribunal international ou le nucléaire iranien ».
Selon M. Terro, « le comportement de l'opposition, qui entrave la formation du gouvernement, a deux faces, l'une extérieure et l'autre intérieure ».
Interrogé sur le sort de la formule 15-10-5, Nicolas Ghosn, député du Koura et membre du bloc Liban d'abord de Saad Hariri, s'est abstenu de se prononcer explicitement à ce sujet, mais il a souligné que tout ce qui peut faire l'objet d'une entente est acceptable pour les Libanais.
« La formule qui sera adoptée sera consensuelle car la majorité œuvre encore pour un consensus », a-t-il ajouté.
Enfin, Nawwaf Moussaoui, député du Hezbollah, a estimé que « la coexistence au Liban ne peut survivre que par des compromis succédant aux compromis ».
« S'obstiner à prendre des positions absolues et à obtenir des gains complets ferait de tous des perdants », a-t-il dit.


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