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Liban

Hariri : La récusation s’imposait pour que la démocratie ne soit pas pervertie

Le chef de la majorité parlementaire, Saad Hariri, a rejeté hier au cours d'un iftar organisé par l'association des Makassed les pressions que l'opposition a tenté, selon lui, d'imposer au président de la République, ainsi qu'à lui-même, tout au long du processus de formation du cabinet.
« Lorsque vous m'avez convié à cet iftar, j'étais chargé de former le gouvernement libanais. Maintenant que je me suis récusé hier chez le président de la République, j'estime qu'il est de mon devoir de clarifier certains points liés à cette question. Certains pensent ou font circuler la rumeur selon laquelle ma récusation se base sur des considérations confessionnelles ou sectaires, à Dieu ne plaise. En vérité, c'est sur base de la nouvelle Chambre des députés issue des élections que mes collègues m'ont nommé à travers les consultations parlementaires contraignantes menées par le président de la République, et ce dernier m'a fait l'honneur de me confier la tâche de former le cabinet. Partant de ma conviction personnelle et celle de la majorité parlementaire que l'intérêt du Liban, dans le cadre de la situation politique, régionale et économique, réside dans la formation d'un cabinet d'union nationale, nous avons décidé, en tant que majorité, de renoncer aux deux tiers et à la majorité absolue au sein du gouvernement », a affirmé Saad Hariri.
« J'ai ensuite proposé un projet de gouvernement dans lequel nous avons renoncé à la plupart des ministères de services en faveur de la minorité parlementaire. Malheureusement, après 73 jours d'efforts, la réponse était que, selon eux, le cabinet se forme de la manière suivante : l'opposition impose ses conditions, et le président de la République et le Premier ministre désigné se plient à ces conditions, avant de coordonner pour former ce qui reste du cabinet, après que les revendications de l'opposition eurent été acquises », a-t-il poursuivi.
« À ce stade, il était naturel que je rejette cette lecture erronée de la Constitution libanaise, pour ne pas transformer la présidence de la République et la présidence du Conseil en simple boîte aux lettres dont le rôle est d'enregistrer les diktats. En ce sens, la récusation s'imposait, en vertu des usages constitutionnels, pour défendre la Constitution, la présidence de la République, et le régime démocratique au Liban, et non pour une communauté ou une personne. Mon premier appel après cela, que je lance à nouveau ce soir devant vous, à l'adresse de tous les partis et courants, est d'adopter un discours calme et de s'éloigner des crispations et des tensions, pour permettre au président d'inviter à la tenue de nouvelles consultations dans un climat de stabilité, de calme et dans le respect de la Constitution que nous cautionnons tous. Ces consultations doivent aboutir à une nouvelle désignation, pour parvenir à la formation d'un nouveau cabinet à même d'œuvrer au service des citoyens, de leur sécurité face à l'ennemi israélien, de leur stabilité interne, de leurs intérêts socio-économiques, et de l'arabité (...) », a indiqué Saad Hariri.
Il a de nouveau appelé « à la stabilité interne et au calme pour transformer les querelles politiques internes en motifs pour dialoguer et parvenir à un accord et une entente, au lieu qu'elles se transforment en instruments de discorde confessionnelle ».
Saad Hariri a enfin évoqué le souvenir des attentats du 11 septembre, condamnant fermement l'image violente donnée par certains à l'islam. « Nous tenons à rappeler au monde entier que nous sommes des partisans de la modération et du dialogue, et que nous rejetons toutes les formes de terrorisme et de violence contre les innocents », a-t-il conclu.
Le chef de la majorité parlementaire, Saad Hariri, a rejeté hier au cours d'un iftar organisé par l'association des Makassed les pressions que l'opposition a tenté, selon lui, d'imposer au président de la République, ainsi qu'à lui-même, tout au long du processus de formation du cabinet.« Lorsque vous m'avez convié à cet iftar, j'étais chargé de former le gouvernement libanais. Maintenant que je me suis récusé hier chez le président de la République, j'estime qu'il est de mon devoir de clarifier certains points liés à cette question. Certains pensent ou font circuler la rumeur selon laquelle ma récusation se base sur des considérations confessionnelles ou sectaires, à Dieu ne plaise....
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