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Liban - Crise

L’ONU s’inquiète et espère une mise en place rapide du gouvernement

L'ONU s'inquiète de la tournure prise par la crise autour du gouvernement, mais continue d'espérer qu'elle sera réglée avant la fin du ramadan.

Le coordinateur spécial de l'ONU pour le Liban, Michael Williams, a fait état hier des inquiétudes de l'ONU concernant l'aggravation de la crise gouvernementale. M. Williams s'est rendu dans la journée auprès du président de la Chambre, Nabih Berry, et du ministre sortant des Finances, Mohammad Chatah, pour débattre avec eux de l'évolution de ce dossier. Ce sont les mêmes propos qu'il a tenus dans ses déclarations à la presse au terme de chacun des deux entretiens. « J'ai fait part de mes inquiétudes parce que aucun accord n'a pu être conclu dix semaines après la désignation de M. Saad Hariri pour former la nouvelle équipe ministérielle, en dépit des efforts intensifs déployés à cette fin », a-t-il déclaré, ajoutant qu'il a également fait part à ses interlocuteurs de son espoir de voir « un gouvernement soutenu par toutes les parties, mis en place dans un proche avenir ».
M. Williams a invité « tous les Libanais à continuer d'œuvrer pour avoir un gouvernement ». « La démocratie nécessite un compromis. Il ne faut pas que le Liban retourne aux crises et à l'alignement » politique, a-t-il averti, rappelant que M. Hariri avait « avec acharnement pris contact avec tous les partis et les dirigeants politiques depuis sa nomination, pour composer son équipe ».
Le représentant de Ban Ki-moon au Liban s'est dit persuadé que le président Michel Sleiman examine sérieusement la composition gouvernementale. « Nous devons attendre les résultats. J'espère, ainsi que l'ONU et la communauté internationale, que le Liban parviendra à avoir son cabinet. Le mieux serait que cela se produise le plus tôt possible », a-t-il insisté.
M. Williams a indiqué avoir également discuté avec le président de la Chambre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité et de la situation au Liban-Sud. Il s'est félicité du calme qui prévaut et a invité toutes les parties concernées à œuvrer pour une application entière de cette résolution.
Après son entretien avec le responsable onusien, M. Berry a conféré avec l'ambassadeur d'Arabie saoudite, Ali Asseri.
Quant à M. Chatah, il a jugé que le cabinet ne sera pas mis en place de sitôt. « Mais l'initiative de M. Hariri constitue un bon début », a-t-il estimé, jugeant que le Premier ministre désigné a fait son devoir en soumettant la composition de son équipe au président Sleiman. Il a insisté sur « l'égalité au niveau de la répartition des portefeuilles, sur le respect de la répartition communautaire prévue par la Constitution, et de la présence d'une majorité parlementaire. »
Selon lui, la distribution des portefeuilles « dénote une importante ouverture (en direction de l'opposition) et reflète la volonté du Premier ministre désigné d'avoir une équipe équilibrée et de confier d'importants ministères à toutes les parties ».
M. Chatah a exprimé l'espoir que « l'ouverture d'esprit » de M. Hariri sera accueillie favorablement par l'opposition « en dépit des premières réactions négatives, pour pouvoir aboutir à des résultats rapides ».
Le coordinateur spécial de l'ONU pour le Liban, Michael Williams, a fait état hier des inquiétudes de l'ONU concernant l'aggravation de la crise gouvernementale. M. Williams s'est rendu dans la journée auprès du président de la Chambre, Nabih Berry, et du ministre sortant des Finances, Mohammad Chatah, pour débattre avec eux de l'évolution de ce dossier. Ce sont les mêmes propos qu'il a tenus dans ses déclarations à la presse au terme de chacun des deux entretiens. « J'ai fait part de mes inquiétudes parce que aucun accord n'a pu être conclu dix semaines après la désignation de M. Saad Hariri pour former la nouvelle équipe ministérielle, en dépit des efforts intensifs déployés à cette...
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