« Le dollar continue de glisser davantage face aux principales devises, alors que l'appétit pour le risque continue de progresser dans la foulée des réunions du G20 ce week-end. Le risque est aussi revenu en grâce avec l'apparition de nouvelles perspectives de fusions-acquisitions », commentait James Hughes, de CMC Markets, après l'annonce d'une offre d'achat sur le confiseur britannique Cadbury par l'Américain Kraft Foods.
Un ensemble de facteurs contribuait en fait à créer un climat défavorable au dollar.
« Il y a eu de nombreuses annonces qui ont fait bouger le marché hors de ses récentes marges d'évolution », a expliqué Jessica Hoversen, de MF Global, même si peu d'entre eux étaient « véritablement nouveaux ».
Ainsi, la Cnuced a, dans un rapport, appelé à une réduction du rôle de valeur refuge du dollar pour le commerce mondial, alors que d'autres pays, notamment la Chine et la Russie, avaient lancé un débat sur le sujet il y a quelques mois.
« Ce rapport ajoute à la faiblesse du billet vert pour d'autres raisons dans la mesure où cet appel vient d'une organisation officielle et alors que des économies émergentes (Chine, Brésil...) commercent déjà dans d'autres monnaies », ont noté les analystes de Barclays Capital.
De plus, des données en provenance du Japon en fin de semaine ont montré une hausse des avoirs en DTS, les droits de tirage spéciaux du Fonds monétaire international susceptible de concurrencer le dollar comme monnaie de réserve internationale, a ajouté Jessica Hoversen.
L'euro avait salué en début d'échanges européens les chiffres allemands des exportations et de l'excédent commercial, qui progresse pour le troisième mois consécutif.

