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Liban - Ministère

Baroud : La sécurité de la population est une ligne rouge

Le retard dans la formation du gouvernement met-il le Liban en danger et risquerait-il de provoquer des troubles sécuritaires ? C'est ce qui a été discuté lors de la dernière réunion du Conseil central de sécurité, présidée par le ministre de l'Intérieur Ziyad Baroud.
« Les fauteurs de troubles doivent savoir que les forces de l'ordre sont à l'affût, a déclaré hier le ministre Ziyad Baroud. La sécurité de la population est une ligne rouge et elle demeure plus importante que toutes les autres considérations. »
Pourquoi cette préoccupation ? Certains rapports récents des services de sécurité font état, selon l'agence al-Markaziya, de craintes liées à la possibilité que certains groupes profitent du vide actuel au niveau du gouvernement pour provoquer des troubles qui viendraient aggraver les problèmes politiques. Ces rapports évoquent également la théorie selon laquelle des forces politiques locales seraient tentées d'utiliser d'éventuels incidents sécuritaires comme carte politique, pour faire pression dans le cadre de la formation du gouvernement.
Ces rapports montrent plus précisément que des groupes extrémistes tentent de profiter de ce vide gouvernemental pour exécuter des opérations visant à déstabiliser le pays. Les forces de sécurité craignent également des mouvements dans les camps palestiniens ou même à l'extérieur de ces camps, liés à des bouleversements sur la scène interne palestinienne.
En outre, ces rapports n'excluent pas que les incidents isolés dans une région ou une autre puissent être un prélude à des événements plus dramatiques résultant de l'état de « pourriture » qui a ouvert la voie aux vols de voitures à main armée, ceux-ci pouvant se muer en des agressions plus généralisées. Voilà pourquoi, les forces de l'ordre ont récemment intensifié leurs patrouilles et l'armée est désormais en état d'alerte continue.
Ces informations ont donc été discutées par le Conseil de sécurité. M. Baroud a beaucoup insisté sur « la nécessité, pour tous les services de sécurité, de coordonner entre eux pour prendre les mesures qui s'imposent sur le terrain et faire échec à n'importe quelle tentative de déstabiliser le pays qui profiterait de la situation politique précaire ».
Les vols de véhicules à main armée ont occupé une part non négligeable dans la discussion. Selon les informations, les directives étaient strictes et claires en vue d'éradiquer ce phénomène et d'œuvrer pour en limiter les effets.

Un CD pour confectionner des bombes
Une source sécuritaire responsable a affirmé à al-Markaziya que « des services de sécurité spécialisés ont intensifié leurs activités et pris des mesures préventives afin de contrer toute tentative de transfert d'armes ou toute autre activité suspecte ». Ces mêmes sources assurent que certains partis extrémistes sont désormais soutenus avec de l'argent et des armes, notamment au Nord et dans la Békaa. Ces groupes auraient l'intention de perpétrer des actes terroristes sur le territoire libanais et viser des personnalités grâce à un équipement de pointe qui est en leur possession.
Sur un autre plan, certaines informations ont fait état de la présence de certains suspects dangereux dans le camp de Aïn el-Héloué, notamment un des suspects dans l'affaire de l'agression contre la Finul au Sud, en 2007, un autre dans l'affaire de l'explosion qui a visé des soldats de l'armée à Tripoli et d'autres, enfin, soupçonnés d'entretenir des liens avec el-Qaëda. Ces hommes auraient reçu à Aïn el-Héloué, des mains d'une personne détentrice d'un passeport arabe, un CD d'informations sur les moyens de piéger des caméras, des colis ou des téléphones portables. Selon les informations dont disposent les forces de sécurité, le CD aurait été mis à la disposition d'autres membres d'organisations fondamentalistes à l'intérieur du camp.
Pour sa part, Mounir Maqdah, responsable du Fateh au Liban, a déclaré à la MTV que le parti maîtrise parfaitement la sécurité dans le camp et que les factions palestiniennes n'accepteraient pour rien au monde de voir l'expérience de Nahr el-Bared être répétée.
« Les fauteurs de troubles doivent savoir que les forces de l'ordre sont à l'affût, a déclaré hier le ministre Ziyad Baroud. La sécurité de la population est une ligne rouge et elle demeure plus importante que toutes les autres considérations. »Pourquoi cette préoccupation ? Certains rapports récents des services de sécurité font état, selon l'agence al-Markaziya, de craintes liées à la possibilité que certains groupes profitent du vide actuel au niveau du gouvernement pour provoquer des troubles qui viendraient aggraver les problèmes politiques. Ces rapports évoquent également la théorie selon laquelle des forces politiques locales seraient tentées d'utiliser...
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