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Sport

Lucescu, entraîneur roumain ambitieux

Nommé sélectionneur il y a six mois, après deux défaites consécutives de la Roumanie en qualifications pour le Mondial 2010, Razvan Lucescu affronte avec optimisme le match contre la France, où une victoire pourrait marquer son entrée dans la cour des grands.
Si la Roumanie, 4e du groupe 7 avec 7 points, n'a plus que d'infimes chances d'obtenir son billet pour l'Afrique du Sud, l'entraîneur refuse de « faire des calculs » et prépare cette rencontre « comme si c'était une finale ».
« Que peut-il y avoir de plus beau que de jouer à Paris, contre des footballeurs qui évoluent dans les clubs les plus grands au monde ? » ajoute-t-il.
Réputé pour garder la tête froide, Lucescu se méfie des grands mots, mais assure que les Roumains vont à Paris pour « obtenir la victoire ».
Pour lui, arracher trois points à l'équipe de Raymond Domenech serait un double exploit : cela relancerait la Roumanie dans la course au Mondial, et, sur un plan personnel, cela lui permettrait de sortir de l'ombre de son illustre père, Mircea Lucescu.
Lucescu père s'est bâti une carrière impressionnante dans le football comme joueur puis comme entraîneur. Dernier de ses nombreux trophées : la Coupe de l'UEFA en mai avec le club ukrainien de Shaktar Donetsk.
Lucescu fils a débuté comme gardien au Sportul Studentesc Bucarest en 1987, avant de poursuivre dans plusieurs autres clubs de l'élite roumaine, dont le Rapid Bucarest, avec lequel il a remporté le championnat national en 2003.
La même année, il raccroche ses crampons pour devenir entraîneur, d'abord au FC Brasov, puis au Rapid, à partir de juin 2004, avec lequel il a remporté la Coupe de Roumanie en 2006 et 2007.

Lune de miel
« Razvan Lucescu est très ambitieux, surtout parce qu'il a trop souvent été assimilé à son père », explique le rédacteur en chef de la Gazeta Sporturilor, Catalin Tolontan.
« Il ne se contente jamais de peu et il est coutumier des coups de maître. Battre la France sur son propre terrain serait quelque chose que ni son père ni aucun autre entraîneur roumain n'ont réussi », ajoute-t-il.
Mais commentateurs et supporteurs savent que la tâche de la Nationala roumaine sera ardue, d'autant qu'elle sera privée de son meilleur atout, l'attaquant de la Fiorentina Adrian Mutu, forfait en raison d'une microlésion musculaire. Le fait que la Roumanie n'a rien à perdre, à la différence de la France, pourrait toutefois jouer en sa faveur. « Les Roumains sont détendus avant ce match, tandis que pour les Français une défaite aurait l'effet d'une guillotine », estime M. Tolontan.
Les analystes soulignent aussi que Lucescu, qui a déjà fait ses preuves en battant la Lituanie (1-0) en qualification au Mondial, puis la Hongrie (1-0) en match amical, bénéficie pour l'instant d'une lune de miel prolongée auprès des supporteurs et des médias.
« Cela pourrait changer dès son premier échec », avertit le commentateur sportif Alin Buzarin.
Mais pour M. Tolontan, le sélectionneur ne risque rien : « Un bon match contre la France pourrait le propulser directement dans la ligue seniors, avant même qu'il ne finisse l'école juniors. »
Nommé sélectionneur il y a six mois, après deux défaites consécutives de la Roumanie en qualifications pour le Mondial 2010, Razvan Lucescu affronte avec optimisme le match contre la France, où une victoire pourrait marquer son entrée dans la cour des grands.Si la Roumanie, 4e du groupe 7 avec 7 points, n'a plus que d'infimes chances d'obtenir son billet pour l'Afrique du Sud, l'entraîneur refuse de « faire des calculs » et prépare cette rencontre « comme si c'était une finale ».« Que peut-il y avoir de plus beau que de jouer à Paris, contre des footballeurs qui évoluent dans les clubs les plus grands au monde ? » ajoute-t-il.Réputé pour garder la tête froide,...
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