Joumblatt : Un partenariat syro-saoudien est indispensable pour la formation du cabinet
OLJ /
le 03 septembre 2009 à 01h31
« Plus que jamais, j'insiste sur l'importance d'une rencontre syro-saoudienne pour qu'une éclaircie soit possible au Liban », a affirmé hier Walid Joumblatt sur le perron de Aïn el-Tiné en écho à la position répétée de Nabih Berry. « Un partenariat arabo-syro-saoudien qui ne soit pas opposé à l'Iran est indispensable si l'on veut aboutir à la formation du gouvernement », a-t-il répété, citant le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, qui assurait tout récemment qu'un dialogue arabo-iranien était, là aussi, extrêmement nécessaire. Le chef du PSP, qui a rappelé l'importance du respect de l'accord de Taëf, à commencer par des relations « privilégiées » avec la Syrie et par l'accord d'armistice de 1949 avec Israël, a refusé le principe de négociations parallèles avec l'État hébreu, des négociations, a-t-il estimé, « qui pourraient aboutir à tout à fait autre chose ». Il a conclu en affirmant son refus, aussi, de voir des pays arabes ou étrangers « bloquer » la formation du gouvernement Hariri ou « jouer au Liban au service d'intérêts tiers ». Plus tôt dans la journée, et accompagné du vice-président du PSP Doreid Yaghi et du ministre Waël Bou Faour, le leader druze s'était rendu hier auprès de l'uléma Mohammad Hussein Fadlallah. Après une réunion d'une heure, Walid Joumblatt a salué la clarté de la vision du dignitaire chiite, se déclarant heureux de pouvoir lui rendre visite à nouveau « après une rupture due à la succession d'événements » qui ont secoué le Liban. Il a affirmé qu'il n'y a pas de solution israélo-américaine. « Le seul plan de ce tandem est de semer la discorde et le morcellement du Liban jusqu'en Afghanistan », a-t-il dit. Le chef du PSP a donc appelé à l'unité des Libanais et invité certaines personnalités « qui seraient tentées d'écouter les sirènes étrangères à revenir aux principes de base, notamment l'arabité du Liban tranchée par l'accord de Taëf, lequel a aussi défini l'ennemi, Israël, et l'ami, la Syrie ».
« Plus que jamais, j'insiste sur l'importance d'une rencontre syro-saoudienne pour qu'une éclaircie soit possible au Liban », a affirmé hier Walid Joumblatt sur le perron de Aïn el-Tiné en écho à la position répétée de Nabih Berry. « Un partenariat arabo-syro-saoudien qui ne soit pas opposé à l'Iran est indispensable si l'on veut aboutir à la formation du gouvernement », a-t-il répété, citant le secrétaire général de la Ligue arabe Amr Moussa, qui assurait tout récemment qu'un dialogue arabo-iranien était, là aussi, extrêmement nécessaire. Le chef du PSP, qui a rappelé l'importance du respect de l'accord de Taëf, à...
Iran - USA - Liban : tout peut changer en quelques heures.
Restez informés pour seulement 10 $/mois au lieu de 21.5 $, pendant 1 an.
Abonnez-vous pour 1$ et accédez à une information indépendante.
Dans votre abonnement numérique : la version PDF du quotidien L’Orient-Le Jour, des newsletters réservées aux abonnés ainsi qu'un accès illimité à 3 médias en ligne : L’Orient-Le Jour, L’Orient Today et L’Orient Littéraire.
Chers lecteurs, afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération.