Déjà privé de Jonas Gutierrez (Newcastle), Martin Demichelis (Bayern Munich) ou encore Lucho Gonzalez (Marseille), le technicien a vu peiner à l'entraînement des joueurs comme Diego Milito (Inter Milan), Nicolas Burdisso (AS Rome), Sebastian Veron (Estudiantes) et Sebastian Battaglia (Boca Juniors). « Nous avons perdu plusieurs soldats (des joueurs, NDLR). Ils me disent tous : "Diego, fais-moi jouer", mais je ne veux pas aligner quelqu'un qui est touché, sinon on nous le reprochera », a affirmé Maradona au cours d'un point presse. Il estime que Battaglia est déjà hors course. « Quant à Veron, je crois qu'il va y arriver, et je prie Dieu qu'il en soit ainsi », a-t-il commenté.
« On fera l'équipe cette semaine. Pour l'instant, tout le monde a sa chance d'en faire partie. Même Bilardo pourrait être titulaire », a-t-il plaisanté, en référence au directeur technique national, 70 ans.
La cascade de blessures a forcé le sélectionneur à rappeler des vétérans, comme l'attaquant Martin Palermo, 35 ans, et des débutants en équipe nationale comme Rolando Schiavi, 36 ans. « Martin a marqué 300 000 buts. Peut-être qu'il ne pourra pas shooter, mais il a un jeu de tête de feu, et je crois qu'il mérite un geste de reconnaissance », s'est-il justifié, en référence à Palermo, qui traîne une longue histoire de blessures et n'a plus revêtu le maillot « albiceleste » depuis neuf ans.
L'Argentine est quatrième du groupe de qualification Amsud avec 22 points, à la dernière place directement qualificative. Elle reçoit le Brésil, leader du groupe (27 points), à Buenos Aires.
« Si on gagne, on sera au Mondial », a assuré Maradona.

