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Moyen Orient et Monde - Environnement

Ban au secours des glaciers de l’Arctique

En visite sur la banquise arctique, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a symboliquement appelé les dirigeants de la communauté internationale à dégager un accord sur la lutte contre le réchauffement climatique au sommet de Copenhague en décembre. Ban Ki-moon a rencontré des scientifiques qui lui ont expliqué comment ils mesuraient l'épaisseur de la calotte glaciaire, la température et d'autres paramètres pour tenter de comprendre pourquoi ces dernières années la banquise a dérivé de l'océan Arctique pour fondre dans l'océan Atlantique relativement plus chaud. La fonte de la calotte glaciaire de l'Arctique obéit à un rythme plus rapide que celui prévu par les scientifiques. Avant 2050, elle pourrait totalement disparaître l'été. Le phénomène est d'autant plus spectaculaire qu'il s'entretient lui-même. En fondant, la glace met au jour des portions d'océan plus sombres qui absorbent plus d'énergie solaire et accélèrent le changement climatique. Le secrétaire général de l'ONU a estimé que l'Arctique était le « ground zero » des recherches sur le climat, allusion aux décombres des tours jumelles du World Trade Center de New York détruites par les attentats du 11 septembre 2001. « Ici, sur la glace polaire, je ressens la puissance de la nature et en même temps je devine sa vulnérabilité », a déclaré Ban. « Nous devons faire tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger les glaces de l'Arctique. »
Ban Ki-moon a affirmé « travailler dur » pour convaincre les dirigeants occidentaux d'accepter de réduire d'au moins 25 % leurs émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2020 par rapport aux niveaux de 1990. « Il faut conclure un accord à Copenhague. C'est un devoir », a-t-il dit, admettant toutefois que les discussions prévues du 7 au 18 décembre pourraient fixer un cadre général mais ne résoudraient pas tous les problèmes. « Je ne m'attends pas à ce que nous parvenions à tomber d'accord sur tous les détails à Copenhague, il y a trop peu de temps », a-t-il dit.
Par ces déclarations, Ban a paru chercher à reprendre l'initiative et offrir une image dynamique de son rôle de secrétaire général de l'ONU. Un diplomate norvégien a provoqué la surprise récemment en accusant le diplomate sud-coréen de manquer d'autorité et mettant en garde contre le risque d'un possible échec du sommet de Copenhague.
Parallèlement, l'organisation Greenpeace a annoncé hier que les glaciers de l'Est du Groenland poursuivent à grande vitesse leur avancée vers la mer, un signe du réchauffement climatique dans l'Arctique. Les glaciers avancent lorsque leur front se désintègre sous l'effet de la hausse des températures, déversant des masses de glace dans les fjords et la mer.
En visite sur la banquise arctique, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a symboliquement appelé les dirigeants de la communauté internationale à dégager un accord sur la lutte contre le réchauffement climatique au sommet de Copenhague en décembre. Ban Ki-moon a rencontré des scientifiques qui lui ont expliqué comment ils mesuraient l'épaisseur de la calotte glaciaire, la température et d'autres paramètres pour tenter de comprendre pourquoi ces dernières années la banquise a dérivé de l'océan Arctique pour fondre dans l'océan Atlantique relativement plus chaud. La fonte de la calotte glaciaire de l'Arctique obéit à un rythme plus rapide que celui prévu par les...
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