Citant une « source politique de haut rang », le journal estime que la réunion vise à « restaurer provisoirement l'image politique entamée de l'alliance loyaliste ».
Selon cette source, « les collaborateurs du Premier ministre désigné et certains de ceux qui l'entourent vont chercher à exploiter cette réunion dans le bras de fer engagé autour de la formation du gouvernement, notamment en se concentrant sur le fait que la pseudo-majorité reste majoritaire, alors que la réalité est toute différente ».
« Par conséquent, croit pouvoir conclure le journal, cette réunion ne doit pas être comprise hors de sa signification protocolaire et folklorique et elle n'aura aucun impact sur la question gouvernementale ni sur le plan national. »
Localement, l'ancien Premier ministre Nagib Mikati, qui n'avait pas pris part lundi à la réunion de Koraytem tout en proclamant son soutien au Premier ministre désigné, a déclaré hier qu'il n'avait pas l'intention de polémiquer avec quiconque autour de cette absence.
Rappelant son soutien à M. Hariri, il a souligné qu'il partageait les constantes exprimées dans le communiqué publié à l'issue de la réunion.
La veille, M. Mikati et son allié Ahmad Karamé avaient justifié leur absence par leur souci de ne pas être identifiés à un groupement politique quelconque.
De son côté, le député Fouad Saad (Aley), membre du Bloc démocratique de Walid Joumblatt, a souligné que la réunion de Koraytem était « importante car elle met un terme à tout le tapage qui a suivi les prises de position de M. Joumblatt au Beau Rivage ».
« Il était devenu nécessaire de réaffirmer l'unité de la majorité, sa cohésion, sa solidarité et son soutien au Premier ministre désigné », a-t-il dit.
Pour sa part, le ministre du Tourisme, Élie Marouni (Kataëb), a souligné que la réunion avait pour but d'accorder « un soutien absolu à Saad Hariri ». « Nous serons toujours à ses côtés au sein d'un gouvernement représentant tout le Liban », a-t-il ajouté.
Enfin le député Imad el-Hout (Beyrouth, Jamaa islamiya), membre du bloc haririen, a estimé que « le message était clair et que la majorité reste la majorité en dépit des tentatives visant à l'effriter ».
« La balle est à présent dans le camp de la minorité : ou bien elle l'attrape au vol et facilite la formation du cabinet, ou bien elle devra assumer la responsabilité du vide dont souffrira le pays », a-t-il dit.


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