La mouture du programme, qui s'inscrit dans le cadre de la Politique européenne de voisinage, sera élaborée à l'automne. Quant au déblocage des fonds, il devra avoir lieu à la mi-2010, l'exécution du programme devant démarrer début 2011, ajoute la revue mensuelle.
Le rapport indique en parallèle que la Délégation de la Commission européenne a octroyé le 20 juillet dernier un don de 18 millions d'euros dans le cadre du soutien aux projets socio-économiques au Liban-Nord. Un accord a été signé à cette fin avec le Conseil du développement et de la reconstruction (CDR) pour l'exécution du projet.
Soutien américain aux PME
Sur un autre plan, la revue publiée par le ministère des Finances note que l'agence gouvernementale américaine Overseas Private Investment Corporation (OPIC) a signé le 12 août dernier un accord avec la Byblos Bank portant sur une ligne de crédit de 40 millions de dollars (d'une durée de 15 ans). Celle-ci vise à subventionner les prêts accordés aux petites et moyennes entreprises (PME) ainsi que les projets de financement des consommateurs. Le montant cumulé des aides apportées par l'OPIC au secteur bancaire s'est élevé à 260 millions de dollars au cours des trois dernières années.
Toujours au niveau des aides internationales, le rapport indique que la direction générale pour la coopération dans le domaine du développement au sein du ministère des Affaires étrangères italien a récemment approuvé le financement de 12 nouveaux projets au Liban, d'une valeur totale de 7,2 millions d'euros. Cette aide, qui vise à soutenir des projets diversifiés (soins à la santé, décentralisation, etc), sera accordée sous la forme d'un don de 5,7 millions d'euros et d'un prêt bonifié de 1,5 millions d'euros.
Aides postguerre
Par ailleurs, le rapport mensuel du ministère des Finances dresse un bilan des aides accordées depuis la fin de la guerre de juillet. Il indique notamment que les aides provenant de l'Italie ont atteint depuis la fin des hostilités 112 millions d'euros. Quant au Fonds pour le redressement du Liban, qui se compose de plusieurs donateurs, dont l'Espagne, la Suède et la Roumanie, il a financé jusqu'au 30 juin dernier 24 projets dont le montant global s'élève à 46 millions de dollars. Seuls quatre projets, d'une valeur de six millions de dollars, ont toutefois été jusque-là entièrement exécutés, souligne le rapport. Ce fonds avait été créé au lendemain de la guerre de 2006, afin d'offrir aux pays donateurs, réunis à l'époque à Stockholm pour venir en aide au Liban, un autre moyen d'acheminer des ressources à l'appui du relèvement.


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