L'évènement aurait pu avoir valeur de secousse sismique, mais Venus est finalement restée debout. Si jamais l'aînée des Williams n'a été sortie au premier tour, même en 1997, à 17 ans, pour ses débuts à l'US Open, il s'en est fallu de peu pour qu'elle connaisse une première désillusion de taille. Après 2h43 de jeu et trois sets, Venus s'est sortie d'une partie mal engagée en raison d'un problème à son genou. À 0-15 puis 15-15 à 4-5 dans le deuxième set, la Russe a même été à seulement trois points d'éliminer l'Américaine, double vainqueur à Flushing Meadows (2000, 2001) et 7 fois en grand chelem.
La Californienne a dû faire appel au kiné lorsque Dushevina menait 2-1 service à suivre dans le premier set. Assise par terre, elle a attendu que des soins soient prodigués sur un genou qui la tracasse depuis de longues semaines, au dire de son père Richard, interrogé par la télévision américaine. « J'ai eu des problèmes et j'ai eu besoin de soins, a simplement commenté Venus. Je ne veux pas me plaindre, tout le monde a des blessures à gérer. Je ne parle jamais de mes blessures et je ne vais pas commencer maintenant. »
« J'ai dû me battre »
C'est en tout cas la première fois depuis 1997 que l'Américaine concède un set pour son premier match dans le dernier grand chelem de la saison. « Merci à tout le public, il m'a donné tellement d'énergie quand j'étais au bord de la défaite dans le deuxième set, a ajouté l'ex-n° 1 mondiale. C'était encore un de ces moments magiques qui n'arrivent qu'à New York. Mon adversaire ne m'a pas rendu la vie facile, j'ai dû me battre. »
Malgré ses 10 aces, Venus a globalement mal servi (10 doubles fautes, seulement 54 % de première balle), subissant parfois la loi du puissant revers de son adversaire (14) et commettant un nombre conséquent de fautes directes (54), toutefois compensées par des coups gagnants à la pelle (53), notamment sur le faible second service de la Russe qui ne dépassait pas les 120 km/h. Quant au fait de savoir comment elle allait gérer son problème de genou d'ici au 2e tour, face à sa compatriote Bethanie Mattek-Sands, la grande sœur de Serena a répondu : « Avec des prières. »


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